Gouvernement Modibo Keita : Une équipe ministérielle à la compétence douteuse

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Les hommes ont beau changer au fil du temps, leurs politique et manière de faire restent encore le même. L’équipe gouvernementale dirigée par Modibo Kéita depuis janvier 2015 a visiblement atteint ses limites dans la gestion de la crise malienne après deux longues années d’inactivités. Il est temps, pour le président IBK, de remercier cet attelage qui "a atteint son seuil d’incompétence".
C’est à ce seul prix que le régime IBK aura son salut à l’horizon 2018, estiment de nombreux observateurs de la scène sociopolitiques. Deux ans déjà que l’équipe dirigée par le Premier ministre Modibo Keita est aux commandes, mais, jusqu’à la date d’aujourd’hui, elle (l’équipe) n’a pu enregistrer aucun résultat concret. Très peu d’avancées socioéconomiques et le principal problème ; à savoir : la crise du Nord et son dénouement heureux demeurent sans évolution.
Rattrapé par ses propres mots
Inutile de revenir sur la crise sécuritaire où il a étalé son incapacité à apporter des solutions concrètes. L’actuel gouvernement du Mali a aussi beaucoup manqué au respect de ses propres engagements dans plusieurs secteurs clés de la vie de la nation. Il s’agit, bien entendu, de la déclaration de politique générale du Premier ministre Modibo Keita. A la relecture de ce document de près de 9000 mots, l’on sent l’échec du gouvernement.
Au nombre des points d’échec l’on peut, par exemple, citer le secteur de l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire, l’insécurité dans le Nord du Mali, la liste n’est pas exhaustive.
On peut également reprocher au chef du gouvernement de n’avoir pas été strict sur la bonne gestion des affaires de l’Etat. Il lui a manqué cette fermeté à l’endroit des ministres cités dans les scandales.
Le secteur de l’agriculture était un des thèmes forts de la campagne du candidat IBK en 2013. Malheureusement, on assiste de plus en plus à la cherté des prix des denrées de première nécessité. Au niveau politique aucune mesure n’a été prise pour faire face aux excédents de production du riz, du mil, etc., du moins pour leur assurer des débouchés extérieurs.
Le ministère de l’Agriculture, le Commissariat à la sécurité alimentaire ou l’Office des produits agricoles du Mali (Opam) ne s’est jamais vraiment occupé de la commercialisation des produits agricoles, restant confinés dans une politique obtuse et démagogique appelée "autosuffisance alimentaire", criée sur les toits. Le PM avait parlé de l’aménagement de 100 000 hectares pour l’agriculture.
Sur le domaine de l’industrie, jamais les appels en faveur de l’industrialisation du Mali ne se sont faits aussi pressants qu’aujourd’hui. L’on se demande pourquoi aucune initiative n’est jusqu’alors parvenue à faire bouger les lignes de cet indicateur important du développement?
Et pourtant, reconnue pour créer de la prospérité, des emplois et une augmentation des revenus, l’industrialisation est une promesse de la déclaration de politique générale du PM. Mais, à ce jour encore, le Mali est aujourd’hui moins industrialisé qu’il ne l’était il y a 40 ans. Les ministres qui sont succédé à ce département ont brillé par leur incompétence. Le récent est plutôt préoccupé à sauvegarder son poste avec photo d’IBK plantée derrière lui à chacune de ses activités.
L’organisation des systèmes de santé au Mali demeure calquée sur celle héritée de l’époque coloniale. Les CHU sont souvent divisés en pôles (réanimation, pharmacie, pneumologie, cardiologie, orthopédie…)
Malgré cette organisation qui laisse présager une bonne prise en charge des malades, ces pôles ne sont pas très fonctionnels. Cette situation s’explique en partie par le manque de professionnels et/ou de moyens pour gérer de façon optimale les ressources mises à disposition.
Les professionnels préfèrent accorder leur temps aux cliniques privées malgré leur statut de fonctionnaires d’Etat. Au vu et au su de Mme le ministre de la Santé ou de l’Hygiène publique…
Des raisons suffisantes et graves pour virer le Premier ministre
Djibril Samaké

Source : aBamako

aBamako

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