Journée de l’entreprise : mobiliser le secteur privé pour soutenir la relance économique du Mali post-crise

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La salle Moussa Mary balla Coulibaly du Conseil national du patronat du Mali a abrité la cérémonie d’ouverture de la première journée de l’entreprise, du 26 au 27 janvier, sur le thème «le développement de l’agro-industrie comme moteur de la croissance économique au Mali».

La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, en présence du président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, et de l’ambassadrice du Royaume de Danemark, Winnie Estrup Petersen.

La journée de l’entreprise est organisée par le Conseil national du patronat du Mali grâce à l’appui financier de l’ambassade du Danemark à travers son programme PACEPEP. Selon le président du Conseil national du patronat du Mali, Mamadou Sinsy Coulibaly, la première édition de la journée de l’entreprise est une participation du CNPM à la mise en œuvre de la Loi d’orientation du secteur privé, notamment à travers son article 83 qui prévoit : «il est institué une journée annuelle de l’entreprise privée, en vue de mettre en exergue et de traiter les questions importantes relatives au développement dudit secteur».

En rapport avec le thème, «le développement de l’agro-industrie comme moteur de la croissance économique au Mali», M. Coulibaly a noté que l’agro-industrie au Mali peine véritablement à connaître son essor. D’autant que, selon lui, les freins et les obstacles demeurent encore nombreux. Il en a retenu quelques-uns : inaccessibilité de la matière première, coût élevé des intrants et des facteurs de production, difficile financement de l’activité, main-d’œuvre peu ou pas qualifiée…

L’ambassadrice Winnie Estrup Peterson, quant à elle, estime que «l’agro-business est la principale source de croissance et diversification pour l’économie malienne au regard de ses potentialités, de son poids économique et du nombre d’emplois qu’il génère. À cet effet, ajoutera-t-elle, «nos attentes aux entrepreneurs, petits et grands, individuellement et collectivement, sont grandes pour assumer leurs obligations fiscales indispensables pour générer des ressources qui permettront le développement économique et social du Mali». Il est donc aussi attendu du milieu des entreprises de faciliter aux jeunes maliens, créateurs d’entreprise, la réalisation de leur rêve «d’entreprendre». Et pour cause, selon Winnie Estrup Peterson, «l’occupation saine des jeunes est le seul chemin efficace pour la croissance et pour offrir des perspectives de stabilité et de sécurité pour le Mali…».

Selon le ministre du Développement industriel, Mohamed Aly Ag Ibrahim, qui représentait son collègue Konimba Sidibé, ministre de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé, «cette journée de l’entreprise continuera à renforcer le dialogue public-privé tant prôné par l’ensemble des acteurs du secteur privé et les Partenaires Techniques et Financiers…».

Et d’ajouter : «le défi et non des moindres à la production agro-industrielle est que le Mali pratique encore l’agriculture classique alors que l’agro-industrie nécessite une production intensive avec pesticides et fertilisants chimiques ou production organique sans intrants chimiques. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un secteur privé qui contribue à la réduction du chômage et à l’amélioration des conditions de vie des populations, un secteur privé qui fixe le cap de l’éclosion du Mali dans l’économie mondiale. Il s’agira donc de mobiliser le secteur privé pour soutenir la relance économique du Mali post-crise».

Il a terminé son intervention sur la conviction que le ministère de la Promotion de l’Investissement et du Secteur privé continuera sans nul doute à trouver les passerelles appropriées permettant d’accompagner toute initiative s’inscrivant dans le sens du renforcement du dialogue et de la concertation entre le public et le privé, à l’effet de lever les contraintes auxquelles le secteur privé est confronté en vue d’assurer sa viabilité et sa capacité à contribuer davantage à la croissance économique.

Mady Koné

Source : aBamako

aBamako

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