Entre les privilèges du gouvernement et la présidentielle de 2018: Le comble de l’équilibrisme de l’Adema !

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Universellement, l’essence de tout parti sérieux est de conquérir et d’exercer le pouvoir à travers un programme préalablement soumis aux électeurs. Comment gagné sans aller au combat, tel est le jeu subtile dont l’Adema semble prendre goût depuis 2007. Du coup, il fait de la politique l’art d’arriver par n’importe quel moyen à une fin dont-il ne peut se vanter. Sa phobie de l’opposition, va-t-elle lui être fatale ?
Selon Louis Blanc, "ce qui effraie le plus dans les partis, ce n’est pas ce qu’ils disent, c’est ce qu’ils négligent ou refusent de dire." S’inscrivant dans cette logique, l’ex parti au pouvoir, entretient le flou artistique sur son avenir. Malgré son statut de parti le plus populaire du Mali, l’ADEMA PASJ brille par un opportunisme qui ne dit pas son nom. Cela s’est traduit par le passé avec ATT par un soutien aveugle pendant les deux mandats de celui-ci. Sans tirer les enseignements de cette erreur de petit parti, les abeilles tentent encore un jeu d’équilibriste dont personne ne présage l’issue. Entre les privilèges du gouvernement de certains de ses responsables et l’officialisation de ses intentions pour 2018, l’ADEMA nage dans les eaux troubles. Sachant pertinemment que l’officialisation d’une telle intention serait synonyme de divorce avec la majorité présidentielle et par conséquent départ du gouvernement, le groupe du président Tièmoko Sangaré joue la montre. De son côté, le RPM et ses plus proches alliés sont-ils dupes au point de se laisser surprendre par une éventuelle candidature des Abeilles ? Le prochain remaniement qui s’annonce avec insistance, devrait être l’occasion à ne pas rater pour clarifier les choses afin d’épargner le pays d’un autre exercice du genre à la veille des élections.
Pour les observateurs, les disciples de l’ex président Alpha Oumar Konaré n’ont pas vraiment le choix. Allez aux élections ou tout simplement disparaitre, telle serait les deux équations qui s’offrent à l’Adema. Chaque option ayant ses partisans à l’intérieur de la ruche, la bataille n’est pas gagnée d’avance pour un camp comme pour l’autre. De son côté, la base le plus souvent ignorée semble plus que jamais désemparée. Sachant bien qu’il ne peut se permettre le luxe de ne pas aller à la présidentielle de 2018, il entend profiter du beurre et de l’argent jusqu’aux ultimes instants. C’est donc dire que l’avenir de la majorité présidentielle s’écrit désormais en pointillé. Le RPM le laissera-t-il agir ainsi ? Comme quoi, tout parti vit de sa mystique et meurt de sa politique. Espérons que cela ne soit pas le cas pour les abeilles !

A suivre !
Lamine Diallo

Source : aBamako

aBamako

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