Journée mondiale contre le cancer : Sensibiliser pour réduire fardeau mondial du tueur silencieux

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Le 4 février est célébrée la Journée mondiale de lutte contre le cancer. “Nous pouvons. Je peux” est le thème choisi cette année par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de mieux étudier comment chacun, en groupe ou individuellement, peut prendre part à la réduction du fardeau mondial du cancer.

 

Un fléau, un vrai défi à la santé publique, qui constitue encore aujourd’hui la première cause de mortalité dans le monde, bien avant les guerres et autres catastrophes naturelles. Il fait beaucoup moins parler de lui, mais il tue. Pourtant, il se soigne si l’on prend conscience de l’utilité d’un dépistage précoce permettant d’arriver à une guérison.

Aïssata, Amah, Mariam, Korotoumou, Fatou, Minata, Saran… Difficile de vous citer toutes ces amies, belles-sœurs, épouses, mères arrachées à notre affection par un tueur silencieux après de longs mois de souffrance. Stoïques, elles ont souffert le martyre dans le silence pour éviter de bouleverser les habitudes de leurs proches, pour rassurer leurs enfants.

Au finish : elles ne sont plus là aujourd’hui. A la phase terminale du cancer, la mort est une délivrance tant la souffrance est atroce. C’est cruel de voir un être cher souffrir de la sorte et se sentir impuissant de faire quoi que ce soit pour le soulager. Sinon prier pour que Dieu atténue cette souffrance.

Le constat de base est l’augmentation de l’incidence des cancers ces 25 dernières années. Ainsi, l’OMS estime que le cancer aurait fait 84 millions de morts entre 2005 et 2015. C’est pour cette raison que des moyens importants sont mis en œuvre dans le but de faire reculer le poids de cette maladie partout dans le monde.

Présentement, l’augmentation de fréquence des cancers concerne toutes les tranches d’âge, donc les enfants et les sujets jeunes. Ainsi, les cancers du sein concernent des femmes de plus en plus jeunes (avant 40 ans) et les cancers de la prostate des hommes de plus en plus jeunes (avant 50 ans).

Hélas ! Le dépistage précoce (détection) est le meilleur remède contre ce tueur silencieux qui gagne du terrain dans le monde, particulièrement au Mali où le nombre des victimes du cancer du sein ne cesse de croître d’année en année. En dépit de tests spécifiques (mammographies et échographies mammaires pour les cancers du sein, dosage des PSA pour les cancers de la prostate) mis au point depuis 20 ans.

“Si soigner est vital, il faut aussi trouver l’origine de cette maladie qui touche toutes les cultures sans distinction”, rappelle Sonia, l’une rares survivantes du fléau, d’autant plus que “nous possédons tous ce cancer qui dort en nous comme un volcan”. Et généralement, un choc émotionnel important ou un stress permanent peut être à l’origine de son réveil.

Cependant, beaucoup de cancérologues pensent que le plus grand responsable serait la pollution environnante ainsi que tous ces nouveaux matériaux que l’industrie emploie pour évoluer et surtout pour rentabiliser ses productions.

Des matériaux avec des composants dont on ne sait pas exactement comment ils réagissent sur notre santé. Cela va des produits de consommation (fruits, légumes, tubercules, lait, viande, œufs, huile…) aux cosmétiques (déodorant, parfum, désodorisant) en passant par les hydrocarbures…

C’est sans doute l’une des raisons de l’explosion du cancer en Afrique, particulièrement au Mali où le contrôle de la qualité n’est qu’un leurre. “Pour bien faire, il faudrait laisser tremper dix minutes tous nos légumes et fruits dans de l’eau froide pour les nettoyer des pesticides avant de les éplucher. Je le fais même lorsque j’achète des produits bio”, préconise Sonia.

“Il est aussi recommandé de ne pas laisser un jeune enfant avec un portable, dont les ondes ont un impact sur son cerveau, et se méfier également des ordinateurs à cause des ondes invisibles qui traversent notre corps”, conclut-elle.

Contre le cancer, “Nous pouvons. Je peux”, exhorte l’OMS. Chacun doit se convaincre à son  niveau d’être un acteur pouvant des conseils précieux et trouver les mots justes pour cette campagne de sensibilisation et de plaidoyer. A condition de s’informer pour véhiculer la bonne information.

Moussa Bolly

 

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VIH/SIDA : 100 000 Maliens infectés selon Malick Sène

Sur les 17 millions de Maliens 100 000 sont infectés par le VIH, 2500 Maliens meurent par an du Sida. Ces chiffres ont été dévoilés par le secrétaire exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida (HCNLS), Malick Sène. C’était au cours d’une conférence de presse animée avec la représentante de l’Onusida en marge du 13e Festival sur le Niger à Ségou (du 1er au 5 février 2017).

Les régions nord ont les taux les plus élevés à cause de la crise qui réduit presque à néant les acquis en termes de dépistage précoce et de prise en charge. L’orpaillage a aussi contribué à augmenter le taux de contamination à Kayes et à Sikasso.

Au cours de cette conférence de presse, on a appris que le Mali a un budget de 2 milliards de F CFA pour lutter contre le VIH/Sida contre 12 milliards au Burkina Faso. N’empêche que nous avons l’un des programmes les plus dynamiques et les plus efficaces en Afrique.


Source : Maliweb

Maliweb

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