La révolte des magistrats

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En décrétant 2014 comme l’année de lutte contre la corruption, le président IBK, sans le dire de vive voix, a voulu montrer pattes blanches à ses compatriotes. Et depuis, les magistrats n’ont pas dormi sur les lauriers.

Pendant trois ans, ils ont fouillé de fond et en comble dans la gestion de celui qui dit avoir dédié son règne au « Mali d’abord ». Aujourd’hui, les résultats de l’action présidentielle, aux sources populistes, sont là. Et c’est le voleur qui crie au voleur. Car selon les magistrats, « les plus grands corrupteurs du pays sont au niveau de l’exécutif » donc des hommes du président IBK, qui cassent du sucre sur le dos des Maliens. Pire, ils semblent plus que jamais convaincus que tout est mis en œuvre pour les empêcher de mener une lutte saine contre le fléau.

Conséquence directe : les grèves à répétition, et puis, la grève illimitée … de mémoire collective, rarement les Maliens ont vu une grève des juges d’une telle ampleur. Pour preuve, malgré les multiples plaidoiries des médiateurs, les magistrats avaient refusé de démordre car plus que jamais déterminés à ne plus payer l’ardoise de la mal gouvernance sous IBK.

Longtemps accusés par le citoyen lambda qui réclame plus de professionnalisme dans la lutte contre la délinquance financière et pris dans le piège d’un régime corrompu qui fait d’eux un bouc émissaire, les professionnels du droit ont joué leur partition en se révoltant contre : la mafia, le banditisme financier, la dilapidation et le partage clanique des maigres ressources du pays par le régime en place. Est-ce le début de la fin de la jouissance familiale et clanique sous le président IBK ?

Youssouf KEITA

Source : aBamako

aBamako

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