IBK : « l’honorable Diarassouba a le droit de solliciter ma candidature pour un second mandat. N’en déplaise aux jaloux aux yeux de crocodile !»

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L’article du « Figaro-Mali » accusant le président de l’Assemblée nationale d’avoir été « surpris avec sa secrétaire dans son bureau », le retour de l’administration à Kidal, la lutte contre l’insécurité au nord et au centre du Mali et la déclaration du 1er questeur de l’Assemblée nationale, liée à la prochaine candidature du président IBK pour un second mandat……
Tels sont, entre autres, les sujets brûlants de l’actualité sur lesquels le président de la Rue publique a, de bien et bonne grâce, voulu s’exprimer. C’était le week-end dernier, dans son bureau ovale du Palais de Koulouba.

Mr le président, quelle est votre réaction après l’article paru dans le « Figaro-Mali » ?

Je suis meurtri ! Comment un journal malien, animé par un Malien, peut-il accuser un homme, qui a ou pourrait avoir l’âge de son père, d’adultère et, pire, dans son bureau de l’Assemblée nationale ? Ce n’est ni dans notre éducation, ni dans notre culture de s’attaquer à l’intimité d’une personne âgée. Surtout, quand les faits reprochés au président de l’Assemblée nationale ne reposent sur aucune preuve.
Mais rassure-toi, Le Mollah : on va sévir ! On va mettre hors d’état de nuire toutes les feuilles de choux, dont l’objectif principal n’est pas d’informer nos concitoyens ; mais de faire chanter les hautes personnalités de ce pays. Il est temps, grand temps, de mettre fin à cette « escroquerie » qui ne dit pas son nom.

Qu’est-ce que vous allez faire ?

Tu vas voir ce que tu vas voir ! J’ai déjà donné des instructions fermes à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) pour mettre de l’ordre dans le désordre de la presse privée de…..presse.

Pourquoi la presse privée ?

Parce qu’elle se croit plus indépendante que la presse publique !

Paraît que l’auteur de l’article controversé, publié dans le « Figaro-Mali » avait été interpellé, brièvement, par des hommes cagoulés ?

Et que veux-tu que ça me fasse !

Mr le président, le 1er questeur, l’honorable Mamadou Diarassouba a annoncé, le week-end dernier, à Massigui, que même si vous n’envisagez pas un second mandat, à la tête de notre pays, ils vous demanderont de faire acte de candidature

Où est votre problème ? Comme tout citoyen et, de surcroît, secrétaire à l’organisation du parti au pouvoir, l’honorable Diarassouba a le droit de solliciter la candidature de son président pour un second mandat. N’en déplaise aux « jaloux aux yeux de crocodile ».

Comment pouvez-vous envisager un second mandat au moment où, l’insécurité n’épargne aucune région du pays ?

Certes, on assiste toujours à un banditisme résiduel ; mais nos forces armées et de sécurité montent, chaque jour, en puissance. La preuve : le week-end dernier, une vingtaine de présumés djihadistes ont été arrêtés et plusieurs autres ont été tués.
Ce n’est pas tout. Les patrouilles mixtes vont se déployer sur toute l’étendue du territoire national, y compris à Kidal où l’administration sera déployée vers fin février. Tu vois que l’honorable Diarassouba a toutes les raisons pour me solliciter pour un second mandat.

Propos recueillis
par Le Mollah Omar

Source : aBamako

aBamako