Insertion professionnelle des jeunes ruraux : Le coup de main de la FAO

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Les travaux de la première session du Comité de pilotage du projet FAO/MEFP, intitulés « contribution à l’insertion professionnelle et au renforcement de la résilience des jeunes en milieu rural dans le centre Sud Mali » se sont tenus hier au Centre du secteur privé.
La cérémonie était présidée par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby, en présence du premier secrétaire de l’ambassade de Luxembourg, Jacques Hoffmann et de la représentante de la FAO, Mme Fatouma Djama Seid.
Dans son intervention, la responsable de l’organisation onusienne a souligné que le chômage, le sous-emploi et la pauvreté constituent, de nos jours, une préoccupation essentielle des pouvoirs publics. Elle l’est d’autant plus qu’elle concerne une importante frange de la population, vivant en milieu rural, et particulièrement les jeunes, a-t-elle indiqué.
Elle a expliqué que selon les données INSAT, le taux de chômage au Mali en 2015 était de 23% pour la tranche d’âge de 15-24 ans. Ce taux culminait à 35,1%, en milieu rural pour la même période.
Par ailleurs, il ressort des analyses que les jeunes peinent à trouver un travail décent. Ils prennent le chemin de l’exode rural ou ils tentent une migration périlleuse au-delà des mers. C’est en prenant en compte ces questions que la FAO, conformément à sa mission d’appui aux pays membres et avec le soutien financier du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, accompagne la formulation et la mise en œuvre du projet de formation et d’insertion professionnelle. Ce programme est principalement destiné aux jeunes ruraux au centre-sud du Mali.
Le projet en question est le fruit d’une vision partagée du gouvernement et des partenaires techniques et financiers sur le défi actuel de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes en milieu rural. Il entend apporter une contribution à la stratégie sur l’emploi des jeunes en proposant un modèle de partenariat public-privé pour soutenir les jeunes de la campagne dans le secteur agricole.
En exhortant l’ensemble des parties prenantes à une implication pleine et entière dans sa mise en œuvre, la représentante de la FAO a assuré de l’engagement et de l’appui technique de son organisation pour la réussite du projet.
Quant à Jacques Hoffmann, il a expliqué que ce projet renforcera les relations d’amitié, de confiance et de solidarité entre le Mali et le Luxembourg. Il fait partie intégrante du troisième programme indicatif de coopération entre les deux pays, signé en mars 2015. Doté d’une enveloppe de 36 milliards Fcfa, ce PIC couvrira la période 2015 – 2019. Le développement rural et la sécurité alimentaire constituent son épine dorsale.
Dans son discours d’ouverture, Mahamane Baby a expliqué que le gouvernement s’est fixé comme ambition une stratégie de croissance plus stable et créatrice d’emplois durables, axée sur le secteur agro-sylvo-pastoral et la diversification agricole. Cette stratégie définit aussi la formation et l’insertion professionnelle, notamment des jeunes chercheurs d’emplois qui constituent aujourd’hui des priorités pour le gouvernement, a relevé le ministre.
Pour lui, le projet se veut une contribution à cette stratégie. Il propose de dupliquer dans la zone de concentration Sud du PIC II que sont les régions de Ségou (cercles de Ségou, San, Tominian, Bla) et Sikasso (cercle de Yorosso), cette approche novatrice de formation des jeunes et de leur insertion. Elle est basée sur l’approche JFFLS (Junior Farmer field and Life Schools), selon l’expression consacrée.
En rappelant toute l’importance qu’il accorde à ce projet, le ministre a exhorté toutes les parties prenantes à s’impliquer, de façon volontariste dans sa mise en œuvre afin que les résultats soient à hauteur des attentes des populations bénéficiaires.
En outre, Mahamane Baby a remercié le Grand-duché du Luxembourg, la FAO et le BIT pour toutes les initiatives qui contribuent à un développement durable et inclusif de notre pays.

A.D.SISSOKO

Source : aBamako

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