L’AEEM contre le port d’arme à l’université

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L’association des élèves et étudiants du Mali a interdit à ses militants, le port d’armes dans l’espace universitaire. Elle a, aussi, mis en place une commission pour y empêcher la violence.
La réaction de l’AEEM était attendue, suite aux griefs du Comité du syndicat national de l’enseignement supérieur de l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, qui a revendiqué la suspension de l’Association des élèves et étudiants du Mali de toutes les activités universitaires. C’était suite à l’assassinat de l’étudiant Drissa Doumbia. C’était mardi 23 janvier dernier, aux environs de 17 heures, à l’Université des lettres et sciences humaines.
C’est pourquoi les enseignants, déterminés à arrêter toute forme de violence dans leur établissement, avaient décidé de suspendre toute activité pédagogique depuis le 24 janvier 2017. De ce fait, ils ont réclamé l’installation d’un poste de surveillance dans les structures universitaires et surtout la suspension de l’Association des élèves et étudiants du Mali de toutes les activités universitaires.
Pourtant, le tableau des violences est sombre à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako, connue pour d’autres cas de violences. En mars 2014, suite à des affrontements d’étudiants, il y a eu des blessés. En juillet 2014, mois de ramadan, une étudiante de la licence a été collectivement violée par des étudiants se réclamant du comité AEEM. Le 21 avril 2015, un affrontement entre étudiants armés de machettes, pour le contrôle de la gestion du parking de moto de l’amphi 1000 places a causé plusieurs blessures. Le 5 mai 2016, des violences avaient été constatées.
Aujourd’hui, l’AEEM, menacée de suspension, a pris la décision d’interdire le port d’armes au sein de l’université.

B.D.

Source : aBamako

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