Opération de charme de la police : L’urgence est ailleurs !

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C’est toujours bon de partager ses informations, surtout lorsqu’on est un service sensible et qu’on s’appelle la Police. C’est ce qu’a fait son Directeur général, Moussa Ag Infahi, en présentant à la presse une sorte de bilan de l’année écoulée, les interventions et autres réalisations de l’année 2016. Ainsi, avec 9189 patrouilles, on peut dire que la police n’a pas chômé en 2016. Mais tout en saluant cet effort, il va falloir améliorer la qualité des patrouilles. En effet, c’est bien de faire les patrouilles, mais quand celles-ci se limitent à des endroits où les citoyens ne courent pratiquement aucun risque, c’est à se demander si cela en vaut la peine. Ensuite, s’il y a un terrain où le D.G. devrait plutôt se battre, c’est celui de l’image ternie par le racket, les 1000-2000 Fr que des policiers n’hésitent pas à empocher devant le citoyen lambda. Lequel se demande si l’uniforme a encore un sens. Ce racket aurait été plus acceptable si le citoyen était convaincu que son argent servirait à alimenter les comptes du Trésor public, à construire des centres de santé, des écoles, etc. Ce n’est malheureusement pas le cas. Il y a quelques semaines de cela, on peut le voir sur les réseaux sociaux et dans les portables, une policière a tabassé un homme (qui ne s’est pas défendu, et bravo à lui !) qui l’avait filmée avec son téléphone en train de prendre un pot-de-vin avec un usager. L’incident s’est passé vers l’artisanat, zone qu’on appelle ‘’ N’Dama da’’ (mine artisanale) en raison des gains que les policiers peuvent faire à ce niveau. Plus de 2OO policiers viennent d’être radiés au Rwanda pour corruption. C’est la voie à suivre par nos autorités. En somme, la police a été privatisée par des policiers. Qui font honte à un certain Oussoubi, parti à la retraite. Qui mériterait un monument à son nom pour le modèle qu’il a été.

S.H

Source : aBamako

aBamako