Evolution de l’année scolaire : Mobilisation autour d’une école de qualité, accessible aux enfants

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Les partenaires techniques et financiers (PTF) s’engagent à appuyer le gouvernement dans le renforcement du système de décentralisation et la mobilisation des enfants et des parents afin que tous les premiers puissent retrouver le chemin de l’école en toute sécurité sur toute l’étendue du territoire national.
Les journées de concertation sur l’évolution de l’année scolaire 2016-2017 ont débuté hier dans la salle de conférence du CNR-ENF, ex-Dnafla. Il s’agit de dresser un état des lieux de la rentrée scolaire 2016-2017 afin d’identifier les facteurs de réussite et les difficultés pour proposer des mesures concrètes pour une année scolaire effective.
Plus de 120 participants, représentant différents ordres d’enseignements, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de la société civile vont, pendant deux jours, échanger sur les voies et moyens pour assurer le succès de l’année scolaire.
L’ouverture des journées était placée sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’Education nationale, Dr. Moumine Traoré, en présence de Mme Alessandra Dentice, représentante adjointe de l’Unicef au Mali.
Dr. Moumine Traore s’est, d’entrée de jeu, réjoui de l’adoption, par le gouvernement, du Programme intérimaire de relance de l’éducation 2015-2017, « seul cadre des politiques et stratégies régissant l’école ». Pour Dr. Traoré, qui a expliqué que les actions ciblées à l’école ont été axées sur trois composantes, à savoir l’accès, la qualité et la gouvernance, « c’est la forte mobilisation autour de l’école qui a permis de renforcer les infrastructures scolaires modernes, à travers le pays ».
A titre d’exemple, il a annoncé la construction de 21 centres de développement de la petite enfance équipés et avec rampes d’accès, la réception provisoire de 786 salles de classes, de 159 bureaux-magasins et de 524 blocs de trois latrines dans les académies d’enseignements de Kati, Ségou, San, Mopti, Douentza et du district de Bamako, la fourniture de mobiliers scolaires pour les 786 salles de classes et 159 bureaux-magasins construits. Toutes ces constructions et réhabilitations dans l’espace scolaire ont contribué à renforcer l’accès à l’école.
La qualité n’est pas en reste. Selon le secrétaire général du département, énonçant les nombreux chantiers ouverts pour renforcer la qualité à l’école, l’accroissement des capacités d’accueil est allé de pair avec la mise à disposition de professionnels de l’éducation.
Si des actions de sensibilisation et de renforcement des capacités en matière de prévention et de gestion des crises en milieu scolaire ont contribué à éloigner le spectre de la violence et de l’outrage, il est évident, a-t-il noté, que les indicateurs d’accès à l’école se sont fortement dégradés, suite à la crise multiforme qu’a connue le pays en 2012.
Face au phénomène de fermeture d’écoles, qui se généralise, ces derniers temps, et qu’il a stigmatisé, il a déclaré qu’il urge de prendre les mesures idoines afin « qu’aucun enfant malien ne soit privé d’école ». Dans cette optique, préconisera-t-il, il s’agit de sortir des urgences afin de s’engager résolument dans des actions de consolidation et de développement de l’éducation.
Auparavant, la représentante adjointe de l’Unicef au Mali, Mme Alessandra Dentice, non moins chef de file des partenaires techniques, avait adressé une forte interpellation à tous les acteurs de l’école, en ces termes : « A la fin du mois de janvier, 393 écoles étaient encore fermées. Il s’agit donc de milliers d’enfants qui sont privés de leur droit fondamental à l’éducation ». D’où l’engagement, selon elle, de bâtir des partenariats forts et durables, seuls capables d’apporter des solutions aux énormes défis auxquels l’école est confrontée.
En tout état de cause, les PTF sont prêts à appuyer le gouvernement dans ce processus, en accompagnant notamment le renforcement du système de la décentralisation et la mobilisation des enfants et des parents, dans l’optique que tous les enfants puissent retrouver le chemin de l’école, en toute sécurité, et dans tout le pays.
Il en est ainsi de leur engagement en faveur de l’école malienne d’autant qu’ils sont convaincus, a laissé entendre la représentante adjointe de l’Unicef au Mali, qu’il faille bien outiller les enfants au travers d’un système éducatif inclusif de qualité pour qu’en retour, ceux-ci soient « mieux préparés à devenir les adultes responsables de demain ».
Dès l’entame, sans même attendre le vif du sujet autour des discussions, des travaux de groupes et des restitutions en plénières, le maître-mot des journées de concertation sur l’évolution de l’année scolaire 2016-2017 était celui de la responsabilité, pour les acteurs de l’école malienne, de créer, dans le cadre de nouvelles stratégies innovantes, un environnement propice pour l’éducation de tous les enfants du pays.
Un challenge crucial à gagner, au grand bénéfice de l’école malienne, afin que les énormes efforts déployés par l’Etat, en appui avec ses partenaires, en vue du retour à l’école de milliers d’enfants maliens, surtout ceux issus des zones affectées par le conflit, puissent se poursuivre et engendrer de résultats probants.
Source : CCOM-MEN

Source : aBamako

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