Processus de paix : La communauté noire Kel Tamasheq s’invite au débat

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C’est à la faveur d’une conférence de presse animée samedi dernier que les leaders de la Communauté noire Kel Tamasheq ont décidé de soutenir le processus de paix et de réconciliation au Mali. Même si elle se dit marginalisée et laissée pour compte, ses responsables refusent de prendre les armes pour se faire entendre. Ils croient au processus et privilégient la voie du dialogue

À l’issue de trois jours de débats organisés à la Maison de la presse de Bamako, la communauté noire Kel Tamasheq a fait plusieurs constats et recommandations : elle réaffirme son engagement relatif au respect des principes fondamentaux et engagements établis en République du Mali, considère que l’effectivité et l’efficacité de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation passe par une implication et une participation de toutes les communautés locales (Kel Tamasheq, Songhoy, Arabe, Peulh, Soninké, Bambara ) maliennes, de l’ État, des acteurs stratégiques, considère que la communauté Noire Kel Tamasheq est victime du mauvais usage des concepts des perceptions négatives, des stigmatisation, d’exclusion et de la discrimination socio-économique et politique, constate l’inégale distribution des richesses entre les différentes communautés.

Face à tous ces enjeux, les noirs Kel tamasheq encouragent tous les acteurs engagés, pour le retour à la normalisation de la situation de crise que le pays a connue, à se mobiliser autour des valeurs ethnoculturelles, communautaires et républicaines pour la restauration de la paix, de l’établissement d’un “vivre ensemble “ dans le respect de la dignité humaine

Les responsables de la Communauté Noire Kel Tamasheq s’engagent pour le retour définitif de la paix au Mali. « Le Mali appartient à toutes ses filles et à tous ses fils », a laissé entendre le Pr Inamoud Ag Ibny Yattara, président du comité de pilotage.

Eu égard aux défis qui se posent au Mali, la Communauté noire Kel Tamasheq propose le dialogue et la concertation comme moyens de revendication.

Abdoul Latif

Source : aBamako

aBamako