Formation professionnelle : Le projet ACEFOR pour réduire le chômage

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Dans un monde de plus en plus ouvert et concurrentiel, la compétitivité des entreprises dépend, en partie, de la disponibilité de ressources humaines qualifiées, professionnelles et performantes. Au Mali, les entrepreneurs se plaignent, sans cesse, de la rareté de personnels qualifiés. Ce déficit criarde en main-d’œuvre qualifiée plombe, de l’avis des experts, les performances des entreprises qui sont obligées de recruter « du tout venant », pour ensuite « les former afin de les adapter à leurs besoins ». Il urge, si l’on ne veut pas laisser des jeunes qualifiés de la sous-région pourvoir tous ces emplois, de trouver un remède à ce mal.

Pour trouver une solution, en partie, à cette faiblesse dans le développement de nos industries, le gouvernement du Mali et la coopération française ont initié le projet Amélioration de la compétitivité des entreprises par la formation professionnelle (ACEFOR). Les composantes 1, 2 et 3 de ce projet important, dont l’accord de financement a été signé le 30 août 2013, ont été lancées, hier, par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mahamane Baby.

C’était dans la salle de conférence Moussa Mary Balla Coulibaly du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), en présence du conseiller technique national, Charles Lovis Bakyono. Destiné aux Régions de Sikasso et de Ségou, le projet ACEFOR a été initié par la coopération française dans le but de répondre à la problématique de l’employabilité des jeunes et de renforcer les divers mécanismes déjà en cours dans ces régions. Sa durée est de quatre ans.

Il coûtera un montant global de 5.903.613.000 de Fcfa. Dont 2. 623. 828. 000 Fcfa de prêt pour la construction de deux centres de formation professionnelle à Sikasso et Markala. Les 3. 279.785.000 Fcfa sont accordés à notre pays sous forme de subvention. Ce montant est destiné au financement des autres volets, a précisé le ministre Baby. Pour qui, ces fonds permettront l’atteinte des objectifs assignés au projet.

Il s’agit, selon lui, de la diversification par des formations ciblées de l’offre de formation dans les deux régions d’intervention. Il a ajouté que le financement contribuera à l’amélioration de la qualité de l’offre à travers l’implication des professionnels des différents secteurs concernés. Comme par exemple le para agricole, la maintenance des outils liés à l’agriculture, la gestion de l’eau, l’irrigation…

Source : aBamako

aBamako

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