L’ADEMA-PASJ et la présidentielle 2018: Vers un duel Oumar Tatam Ly et Dioncounda Traoré ?

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Une candidature interne de l’ADEMA-PAJS à l’élection présidentielle de 2018 est à l’étude depuis plusieurs mois. En attendant la décision du comité exécutif, l’idée du primaire est sur les lèvres. Et des noms reviennent régulièrement, Oumar Tatam Ly, ancien Premier ministre et Dioncounda Traoré, ancien Président sous la transition de 2012.
L’ancien parti au pouvoir, l’ADEMA-PASJ, est sans doute à la croisée des chemins à l’aube de l’élection présidentielle de 2018. Pour le moment, deux courants s’affrontent dans les coulisses. L’une ne cache pas sa préférence pour le soutien du parti à la candidature du Président sortant, Ibrahim Boubacar Kéïta. Quant à l’autre camp, il lutte forcement pour la désignation d’un candidat interne qui sera choisi au cours du primaire conformément aux textes du parti. On cite deux noms (Oumar Tatam Ly et Dioncounda Traoré) reviennent pour ce primaire dont l’organisation est loin d’être acquise pour le moment.
Au sein de la ruche, la candidature de l’ancien Président Dioncounda Traoré à la candidature de l’ADEMA-PASJ pour la présidentielle de 2018 n’est qu’un secret de polichinelle. Une partie de la jeune garde des abeilles réfléchissent déjà des stratégies pour adouber cette candidature. Pr Dioncounda Traoré multiplie les sorties même s’il évite soigneusement toute prise de parole sur son éventuel alignement sur la ligne de départ en 2018. Selon des sources crédibles, il aurait conditionné son départ pour le sprint de Koulouba à l’unanimité autour de sa candidature.
Pour faire obstacle au retour de l’ancien chef de la ruche, des voix s’élèvent pour susciter l’arrivée de l’ancien Premier ministre de ce quinquennat d’IBK, Oumar Tatam Ly. Fils d’Ibrahima Ly et de Madina Tall Ly (cette historienne est un membre fondateur de l’ADEMA-PASJ), Oumar Tatam Ly est perçu par certains cadres de la ruche comme un bon cheval qui pourra garantir leur retour au pouvoir. Haut cadre de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, celui qui a démissionné de son poste de Premier ministre suite à une profonde divergence de vue avec le Président de la République Ibrahim Boubacar Kéïta sur la gouvernance du pays est un homme neuf et peut être un candidat de la rupture face à des caïmans qui nagent avec plaisir dans le marigot politique malien depuis la chute du général dictateur Moussa Traoré.
Face à une telle éventualité, le Président IBK qui ne fait plus mystère de sa candidature pour 2018 aurait entrepris des démarches pour activer ses inconditionnels soutiens tapis dans l’ombre de la ruche. La cohésion du parti d’Alpha Oumar Konaré est sérieusement menacée après les épreuves douloureuses de 2002 et 2013 où une frange importante du parti a soutenu un autre candidat contre leur candidat officiel.
La Rédaction
mali24

Source : aBamako

aBamako

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