Le Stade malien en préliminaires de la ligue des champions d’Afrique : Les raisons d’un échec

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Un petit tour, puis s’en vont. Les deux représentants du Mali, le Réal et le Stade malien, ont été tour à tour éliminés de la ligue des champions d’Afrique dès le tour préliminaire. L’équipe de Djicoroni-Para a été écartée par Rivers United du Nigeria. Les deux équipes se sont neutralisées (0-0), à l’aller, au stade Modibo Keïta avant que le club nigérian ne s’impose à domicile 4-0. Le Stade malien a été éliminé par la modeste équipe de Libéria Barrack Young Controllers (BYC). A l’aller, à Monrovia, le BYC s’est imposé (1-0) et au retour, au Stade Modibo Keïta, le Stade a gagné par le même score. C’est à la séance des tirs au but que les Libériens ont décroché le ticket de la qualification réussissant 7 tirs contre 6 pour le Stade malien.

Ce fut une grosse désillusion. Depuis la création de la nouvelle formation de la compétition en 1997, aucun club malien n’a pu atteindre la phase de groupes. Plusieurs fois les formations maliennes, notamment le Stade malien, le Djoliba et le Réal, ont échoué aux portes. Cette année, avec l’augmentation de nombre de clubs de 8 à 16 de la phase de poule, le public sportif malien espérait sur l’entrée d’un club malien en phase de poules. Hélas ! Les raisons de cet échec paraissent simples. Le Réal est en éternelle reconstruction. L’effectif n’est pas stable. Les joueurs sont très courtisés par les clubs du Maghreb et de l’Europe. En plus, l’équipe de Djicoroni-Para a eu la mal chance de tomber sur une équipe solide de Rivers United. Les Nigérians ont de l’expérience et sont techniques et tactiques. Par contre, le Stade malien n’a aucune excuse. Les Blancs ont chuté face à un club d’un petit pays de football, Barrack Young Controllers (BYC). La thèse de manque de compétition ne tient pas. C’est une excuse des perdants comme l’a dit l’entraîneur du Réal, Pascal Pons. D’ailleurs, ce sont les Stadistes qui ont dominé les matches. Ils n’ont jamais souffert de manque de compétition. Pourquoi accuser un ministre de manque de lucidité des joueurs sur le terrain ? Peut-être qu’ils veulent que le ministre des Sports vienne marquer à la place.

En réalité, le Stade malien est tombé dans le piège de la crise. Depuis le début de la crise, l’équipe de Sotuba a appris à gagner facilement ses matches. Les joueurs n’ont plus besoin de fournir d’effort pour remporter les matches. Ils profitent soit de l’arbitrage soit des erreurs adverses pour s’imposer. A la Ligue des champions, les choses ne sont pas aussi faciles. Les adversaires ne sont pas naïfs ; les arbitres ne peuvent pas se permettre certaines choses. Il faut fournir des efforts alors que les Stadistes ne sont plus habitués à le faire.

Les leçons de la députée Fatoumata Niambali de San : «Les militants ne sont que des électeurs pour les partis»,

Lors du forum « Parlement Chez vous » à Koulikoro, l’élue de San a fustigé la classe politique. Un constat sans langue de bois suite à un exposé sur le rôle du député.

Mme Fomba Fatoumata Niambali est bien de retour. Après un exil parlementaire du côté d’Abuja, elle a donné de la voix depuis Koulikoro. Suite à l’exposé d’un collègue sur le rôle du député, elle n’a pas manqué de dénoncer la malhonnêteté politicienne. L’élue du RPM a rappelé que les députés n’ont pas mission à construite des routes. Mme Fomba s’insurge notamment contre ceux-là qui en réalité ont échos des projets d’infrastructures et se prévalent de leur réalisation alors qu’ils ont en réalité joué un rôle de facilitation. Ayant accès aux hautes autorités par rapport aux élus locaux, les députés font un plaidoyer pour leur localité quand l’occasion se présente. Seulement s’ils ont gain de cause, ils masquent l’initiative gouvernementale pour afficher leur personne à des fins propagandistes, a-t-elle relevé.

Plus loin, la députée du parlement CEDEAO s’est particulièrement lâchée à propos des formations politiques. «Les partis n’ont pas de militants, ils ont des électeurs» et chassent les élus contre des billets de banque. Cette catégorie de politiciens, qui n’ont pas le temps pour les besoins locaux, une fois élus, zappent sur leur base et donnent aucune occasion aux électeurs de leur demander des comptes. Le phénomène est plus en plus fréquent selon l’élue de San qui déplore le fait qu’il doit s’endetter à coups de millions pour faire de la politique de nos jours. Et de soutenir que pour aller de l’avant, les populations se doivent de suivre les partis sur «les idéaux». C’est seulement ainsi que la population peut défendre la démocratie, a estimé l’Honorable Fatoumata Niambali avant d’indiquer qu’un représentant de la nation est redevable d’une restitution à ses mandants sous peine d’être sanctionné en fin de législature.

Idrissa KEÏTA

Source : aBamako

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