Le nouveau gouvernement burkinabè face au défi sécuritaire

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Alors qu’à Ouagadougou le Fespaco bat son plein, les térrosistes d’Ansarul Islam sont venus rappeler à tous que l’insécurité règne toujours au nord du Burkina Faso. Les attaques des villages de Baraboulé et Tongomayel dans la province de Soum font suite à une longue série d’incursions depuis la frontière malienne menées depuis quelques mois par les hommes d’Ibrahim Malam Dicko, le chef d’Ansarul islam. Le groupe terroriste est devenu l’ennemi désigné des autorités et du nouveau ministre de la Défense Jean-Claude Bouda.

En prenant ses fonctions le 23 février dernier, le nouveau ministre de la Défense Jean-Claude Bouda lançait martialement : « Les terroristes seront terrorisés ». Des propos qui visaient Ansarul Islam et son chef Ibrahim Malam Dicko qui tente de s’implanter durablement dans la province de Soum. Des propos qui montrent que la priorité numéro un du ministre est d’obtenir la tête du chef jihadiste.

Pour l’heure Malam Dicko se joue des frontières et d’un dispositif de sécurité qui ne cesse pourtant de se renforcer. A cet égard, la double attaque de lundi soir 27 février est révélatrice puisque si le village de Baraboulé est distant d’une vingtaine de kilomètres de la frontière malienne, là où sont les bases arrières des jihadistes.

En revanche celui de Tongomayel est à l’est de la ville de Djibo, ce qui signifie que les jihadistes à moto s’aventurent de plus en plus loin, sans craindre d’être dénoncés ou interceptés. L’un des défis auxquels les autorités sont confrontées est d’ailleurs le manque de collaboration des populations locales, littéralement terrorisées par les jihadistes qui les menacent de représailles. Les dirigeants d’Ansarul Islam ne se privent d’ailleurs pas de fanfaronner sur les réseaux sociaux, annonçant notamment vouloir séparer le nord du Burkina du reste du pays.

Publié: le 1 Mars 2017 par rfi.fr

 


Source : Maliweb

Maliweb

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