Célébration du 08 Mars: Les femmes de la CANAM à l’honneur

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La journée internationale de la femme est célébrée chaque 08 mars à travers le monde entier. Elle offre une occasion spéciale de parler de la femme prise sous plusieurs dimensions. Le combat constant est celui de son émancipation de manière à promouvoir son épanouissement économique, etc.
Nul besoin de vouloir convaincre sur la place indispensable que la femme occupe au sein de la société. Cependant, si des rôles divers et extrêmement importants lui sont naturellement requis, certaines réalités socio-culturelles ne jouent pas en sa faveur.
La 23e édition de la journée internationale de la femme vécue hier, a été placée sous le thème : « l’autonomisation économique des femmes dans un monde du travail en pleine évolution. »
Pour être au cœur de cet évènement aussi important, non seulement pour les femmes mais l’ensemble des combattants pour la justice sociale, la rédaction du journal Midi Info s’est intéressée cette année, aux femmes qui travaillent à la Caisse Nationale d’Assurance Maladie.
Les entretiens réalisés avec ces braves dames au cœur du fonctionnement d’une structure publique aussi vitale dans le système de protection sociale au Mali nous ont permis de comprendre plusieurs évolutions dans la lutte pour promouvoir le genre.
« La situation de femme mariée ne doit pas être un frein à son épanouissement »
Mme Maïga Agaïchatou DICKO, Directrice du Budget à la CANAM
Pour elle, la célébration de la journée internationale de la femme est le résultat d’une longue lutte des femmes du monde entier. Elle rappelle l’historique d’un combat qui a commencé bien avant 1909 avec la déclaration par un parti politique américain pour célébrer la première journée nationale des femmes sur l’ensemble du territoire des Etats Unis d’Amérique avant que l’Internationale socialiste réunie à Copenhague instaure, une journée des femmes, de caractère international, pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et… aider à obtenir leur le suffrage universel. Il faut attendre en 1975 pour que l’Organisation des Nations Unies institue le 08 mars comme journée internationale des femmes, célébrée dans de nombreux pays qui en sont membres, a-t-elle fait savoir.
S’exprimant sur la situation de l’émancipation de la femme malienne, Mme Maïga se réjouit d’affirmer qu’elle est une réalité dans l’administration d’Etat et…au-delà dans le secteur privé dans la mesure où les femmes travailleuses y perçoivent le même salaire qu’un homme au même grade.
Etant donné que dans toutes les sociétés savantes, il est reconnu que le travail est l’une des meilleures armes pour affronter les aléas de la vie, la situation de femme mariée ne doit pas être un frein à son épanouissement et son autonomisation, nous a-t-elle assurés.
Au-delà, Mme Maïga parle d’une conjoncture économique difficile expliquant le fait que des hommes qui s’opposent au travail de leurs femmes, devient de plus en plus rare.
« Je n’appelle pas femme émancipée, une femme qui pense qu’elle est l’égale de l’homme » Mme CISSE Aissata MINTA, Chargée de mission à la CANAM
A en croire Mme CISSE, la journée du 08 mars a un caractère commémoratif qui permet aux femmes de se souvenir d’une Awa KEITA, Fati DIAWARA,…qui ont posé des actes généralement positifs en faveur du mouvement féminin. Nous leur devons l’essor de la femme qui peut désormais étudier, travailler dans divers secteurs comme l’artisanat, le commerce,…sur tous les plans.
Sur le concept de l’émancipation de la femme, Mme CISSE Aissata MINTA est très précise. Pour elle, la femme émancipée ne veut pas dire que la femme est l’égale de l’homme. La nature a déjà tout fait, s’est-elle défendue. Il faut voir la femme en tant que socle…de la société et dans la complémentarité, l’homme ne serait jamais femme et vis-versa. Plus loin, Mme CISSE est convaincue que dans notre société, sauf fait de Dieu, on ne considère pas une femme qui ne veut pas d’époux ou à tue-tête va divorcer, vivre seule. C’est pourquoi, une femme au sens du terme, c’est la mère au foyer qui se doit d’accepter l’homme comme il a été fait.
« Les chiffres évoluent vraiment en faveur des femmes »
Mme Diarrah Wandé Siragata TRAORE, Chef Service Ressources Humaines à la CANAM
Mme Diarrah Wandé Siragata Traoré estime qu’au-delà des festivités, la journée internationale de la femme, permet aux femmes de faire valoir leurs potentiels, de montrer au monde entier que beaucoup de choses reposent sur elles et que sans elles, rien ne va.
Dans la lutte pour émanciper la femme, il faut reconnaître qu’aujourd’hui, il y a beaucoup d’évolutions,. Dans les années 1960, il y a peu de femmes qui étaient représentées dans les institutions alors que de nos jours il y a une forte représentativité des femmes dans les instances sans dire que l’équilibre homme/femme est réel. L’émancipation passe aussi par la scolarisation et vous conviendrez que les chiffres évoluent vraiment en faveur des femmes. Par exemple, il y a dix ans, peu de filles étaient scolarisées. Sans avoir de statistiques précises, mais il y a une nette progression dans ce sens et les politiques actuellement sont en train de tout mettre en œuvre pour conforter cet élan, a-t-elle affirmé.
Cependant, ces succès ne doivent distraire sur les défis qui existent. Mme Diarrah veut que le cap soit maintenu sur la scolarisation des filles dans les régions les plus reculées en intensifiant la communication pour changer positivement les mentalités. Le combat contre le mariage précoce n’est pas acquis d’abord. Il faut que les gens soient sensibilisés et le soutien du gouvernement, des instances décisionnelles est de besoin pour combattre ce phénomène.
« Le travail pour moi, permet à la femme…de se libérer de ses contraintes »
Mme Coulibaly Sirantou Assimi DEMBELE, Adjointe du Chef de Service Communication et Relations publiques
Pour Mme Coulibaly, la journée internationale est l’occasion de célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par les femmes. Cette journée doit être celle de manifestations à travers le monde entier, de faire un bilan.
Sur l’épanouissement de la femme, Mme Coulibaly pense que le travail est un élément essentiel qui lui permet de s’ouvrir sur le monde extérieur et de se libérer de ses contraintes. Ainsi, elle peut jouir d’une indépendance financière et subvenir à certains besoins essentiels.
A l’unisson, toutes ces braves femmes qui ont fait l’honneur à la Rédaction de Midi-Info par leur disponibilité à répondre aux questions, ont lancé le message de la mobilisation et de l’unité dans le combat afin de permettre une amélioration plus accrue de la condition féminine au Mali, en Afrique et dans le monde entier.
Enfin, rappelons que toutes les femmes travailleuses sont regroupées au sein d’une association dénommée l’Association des femmes de la CANAM. Elles ont marqué de façon citoyenne hier, leur participation aux festivités du 08 mars en organisant une journée de salubrité qui les a vues se mobiliser autour de leur Présidente Mme Maiga Agaichatou DICKO comme pour dire qu’il faut joindre l’utile à l’agréable.
La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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