Sauvegarde du fleuve Niger : Le RPM joue sa partition

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Le Parti du Tisserand veut contribuer à la définition et au portage d’une stratégie-géopolitique de protection de l’environnement dans une perspective de développement durable

Le Parti du Rassemblement pour le Mali (RPM) est soucieux du devenir de notre grand cours d’eau, le fleuve Niger.

C’est dans cette optique que le parti du Tisserand, avec l’appui technique et financier de l’Agence du Bassin du Fleuve Niger (ABFN) a organisé du samedi 11 au dimanche 12 mars un atelier national sur la sauvegarde du Fleuve Niger au Conseil national du patronat du Mali (CNMP).

L’ouverture de cette importante rencontre initiée par le parti du Tisserand était présidée par le 2ème vice-président du RPM, Nancouma Keita, assisté du 3ème vice-président également président du Conseil économique, social et culturel, Boulkassoum Haïdara et du ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Ousmane Koné.

L’objectif principal de cet atelier était de contribuer à la définition et au portage d’une stratégie-géopolitique de protection de l’environnement dans une perspective de développement durable.

Dans son discours d’ouverture le 2ème vice-président du RPM a expliqué que, de part son parcours, la quantité et la qualité d’eau qu’il charrie, le fleuve Niger dans sa partie malienne dispose d’un bassin qui constitue un potentiel de développement pour notre pays. Il assure une panoplie d’activités, dont l’agriculture, l’élevage et la pêche  font vivre 85% de la population malienne. Ce fleuve dont dépend la survie de plusieurs populations, est lui-même en état de survie aujourd’hui du fait des différents usages liés à l’accès de la ressource, des infrastructures, la dégradation de l’écologie, l’ensablement et le changement climatique. « Ce fleuve est agressé donc, il nous faut agir, agir vite », a ajouté Nancouma Keita.

Il ajoutera, par ailleurs que le RPM en s’intéressant à ce sujet là, exprime une conviction forte qui est : « que les efforts de l’Etat et de ses partenaires ne peuvent trouver leur couronnement que lorsque les politiques s’emparent du sujet ».

Il faut rappeler que depuis les années 1970, les nombreuses études ont montré une existence du déficit pluviométrique dans toute l’Afrique de l’ouest et du centre. Ce déficit pluviométrique a eu comme conséquences, une baisse drastique et quasi-continue des crues des cours d’eau depuis plus de quatre décennies, avec des effets plus accentués pour les bassins à régime hydrologique tropical comme le Fleuve Niger.

Dans sa bande sahélo-saharienne, la baisse des pluies a entrainé un changement du couvert végétal et une production moindre de matières organiques. Les sols s’appauvrissent et sont sensibles à l’érosion, les écoulements depuis ces zones augmentent et la dégradation s’accélère vers les vallées.

En effet, au regard de l’importance du fleuve Niger, le Mali a pris l’initiative de créer en 2002, une Agence essentiellement dédiée au fleuve Niger «  l’ABFN », dont les missions prioritaires sont : la sauvegarde dudit fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versant sur toute l’étendue du territoire national et la gestion intégrée de ses ressources.

C’est dans cette perspective que le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a élaboré à travers l’ABFN, un programme dénommé « Programme national de sauvegarde du Fleuve Niger (PNS-FN) : une vision pour un Mali émergent ».

Adama Bamba


Source : Maliweb

Maliweb

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