La pétition qui viole les textes

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À force de couver dans les salons feutrés et sous les manteaux, la candidature de Dioncounda Traoré surgit finalement peu à peu en surface. Il faut dire plutôt que les pressions sur l’ancien président de la Transition ont quitté le stade de la sourdine pour se manifester à visage découvert. C’est par le truchement d’une pétition que les partisans de sa candidature tentent désormais d’imposer leur choix à la famille des Abeilles toujours tiraillée entre un porte-drapeau interne et le soutien au président de la République sortant en 2018. La pétition, selon toute évidence, ratisse large. Sauf que les initiateurs sont passés largement à côté de la méthode et de certains principes. Ils mobilisent ouvertement en faveur de l’ancien président de la Ruche au mépris des textes du Pasj, en vertu desquels le candidat à l’élection présidentielle est choisi dans le cadre de primaires ouvertes à tous les militants. Une indélicatesse qui ne semble guère freiner les ardeurs de la vague pro-Dioncounda qui commence à embraser tout le pays. Dans les coins et recoins de la capitale, on en parle si fréquemment qu’il est devenue inaudible la voix des démarcheurs pour inciter les Abeilles à renoncer à leurs ambitions pour IBK en 2018

Tension de trésorerie

Les problèmes de trésorerie en République du Mali sont sérieux et commencent à atteindre des proportions très inquiétantes. Ce ne sont pas les fonctionnaires qui diront le contraire. Et pour cause, leurs va-et-vient aux niveaux des agences des banques, depuis le début de la dernière décade de ce mois de Mars, sont pour l’instant vaines. Et, les salaires ont rarement accusé un retard aussi intrigant. Approchée par les soins du journal Le Témoin, certaines sources proches du Trésor ont fourni deux explications à ce retard inhabituel. Il serait imputable d’abord au changement de payeur général ainsi qu’à des problèmes techniques au niveau de la Bceao où, sont  logées les liquidités du Trésor public. Mais certains observateurs sont convaincus que le phénomène est tout aussi lié à certains non-dits. Il s’agit principalement du budget faramineux et de plus en plus insupportable de la Loi d’orientation et de programmation militaire, dont l’application  absorbe toutes les recettes depuis quelques temps. Sans résultat tangible pour l’heure.

La Rédaction


Source : Maliweb

Maliweb

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