Mali: trois morts dont deux soldats dans une attaque près du Burkina

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Deux militaires maliens et un civil ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi dans la localité de Boulikessi, frontalière du Burkina Faso, lors d'une attaque menée par des hommes armés, selon des sources de sécurité maliennes.

Onze militaires maliens avaient déjà été tués le 5 mars dans la même localité, lors d'une attaque revendiquée par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", une nouvelle formation jihadiste issue de la fusion entre plusieurs groupes du Sahel, notamment ceux du Malien Iyad Ag Ghaly et de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar.

"Deux militaires et un civil ont été tués mardi (dans la) nuit à Boulikessi par des hommes armés. C'est un poste de sécurité qui a été attaqué", a déclaré à l'AFP une source de sécurité malienne ayant requis l'anonymat.

L'information a été confirmée sous le couvert de l'anonymat par une autre source de sécurité malienne selon laquelle "ce sont deux hommes armés à moto qui ont tiré et tué deux gendarmes et un civil malien à Boulikessi".

L'identité des assaillants n'a pas été précisée.

"Les bandes armées et les jihadistes circulent régulièrement entre le Mali et le Burkina Faso dans le secteur", a expliqué un élu local, affirmant craindre que les auteurs de ces attaques ne prennent le contrôle de cette localité.

En avril et en juin 2016, l'armée malienne avait également déjà été attaquée à Boulikessi.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda, un temps alliés aux rebelles touareg. Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix avec la rébellion touareg, censé isoler définitivement les jihadistes.

Longtemps concentrées dans le nord, ces attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis le sud du pays.

sd/mrb/sst/ayv/


Source : Africatime

Africatime

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