Au sortir de la Conférence d’Entente Nationale : L’opposition se divise davantage

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La déclaration du chef de file de l’opposition aux travaux de clôture de la Conférence d’entente nationale divise l’opposition. Le Nouveau pôle politique de la gauche républicaine et démocratique, composé notamment du parti Les Fare An Ka Wuli, de l’ancien Premier ministre, Modibo Sidibé, et du PIDS de Daba Diawara, ne se reconnait pas dans les propos du chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaila Cissé.

Prenant la parole aux travaux de clôture de la conférence d’entente nationale le samedi 1 avril, le chef de file de l’opposition s’est annoncé porteur de message de l’ensemble des partis qui se réclament de l’opposition. L’honorable Soumaila Cissé a rappelé que depuis le début de la rencontre, l’opinion s’interroge sur les motifs de la non-participation de l’opposition. « Soucieuse de la situation très préoccupante que connaît notre pays et consciente de la nécessité de participer à la résolution de la grave crise que traverse notre pays, l’opposition politique a accepté de répondre le 16 Février 2017 à l’invitation du président du comité d’organisation de la conférence d’entente nationale. Nous remercions le Médiateur pour sa disponibilité et sa très grande courtoisie. En réaction à cette rencontre, nous lui avions adressé un mémorandum et une lettre contenant des éléments pour améliorer les termes de référence.

L’opposition jusqu’au jour de l’ouverture de la conférence n’avait reçu aucune réaction à ses propositions. Nous avons appris par la suite avec consternation par voie de presse que des conférences préparatoires ont eu lieu dans les régions et à Bamako, les forces vives ont, paraît-il participé, à ces conférences tandis que l’opposition n’a jamais été conviée. Notre bonne foi ne peut pas être mise en cause », a-t-il ajouté précisant que les propositions de l’opposition pour une sortie définitive de la crise se résument à 8 points.

« L’opposition politique, dans son ensemble, prône la paix, la justice et rejette toute forme de violence comme moyen d’expression, condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes, le trafic de drogues et tous les crimes en bandes organisées dans notre pays. L’existence de l’accord de paix ne devrait nullement occulter la situation sécuritaire inquiétante dans le nord et le centre du pays. La résolution de la crise requiert le nécessaire dialogue entre les différentes composantes de la nation. Le Mali ne peut pas sombrer dans les tourments et les égarements, encore moins être naufragé impuissant sur un radeau en perdition. Tout comme sur l’appellation Azawad », a insisté le chef de file de l’opposition.

Seulement voilà, le nouveau pôle politique de la gauche républicaine et démocratique, constitué de l’Union pour la paix et la démocratie (UPD), du Parti pour l’indépendance la démocratie et la solidarité (PIDS) de Daba Diawara, du Parti pour la révolution, la démocratie et le développement du Mali (PRDDM) de Modibo Sidibé, du Front Uni pour l’Alternance et le changement (FUAC) de Moussa Sissoko et de Modibo Sidibé des Forces alternatives pour le renouveau et l’émergence (FARE-An Ka Wuli) dit ne pas se reconnaitre dans cette déclaration de Soumaila Cissé.

Une position qui risque d’approfondir les fissures au sein de l’opposition face aux nombreux nouveaux défis qui se poseront à elle. Les présidents des partis du NPP notamment Amadou Tiéman Sangaré de l’UPD, PIDS, PRDDM, FUAC et FARE AN KA WULI ont d’ailleurs annoncé la tenue d’une conférence pour informer l’opinion sur sa position. Si le NPP reste sur sa position, ce serait une fracture au sein de l’opposition démocratique et républicaine et qui démontre tout le malaise qui règne au sein de l’opposition surtout depuis la composition du cabinet du chef de file de l’opposition.

Bréhima Sogoba

Source : aBamako

aBamako

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