Bougouba mobilisécontre des prédateurs fonciers

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Les enjeux de notre pays restent encore la réconciliation et la paix sociale. Ces efforts des autorités sont sabotés en longueur de journée, avec la complicité d’autres acteurs, par des prédateurs fonciers défiant à tout prix les lois de la République.
La tenson n’est facile pour les populations de la zone de recasement de Bougouba en commune II. Avec leur chef de village en tête, ces paisibles citoyens sont soumis à toutes sortes de pression et d’interpellations de la part du tribunal de la commune I sous la conduite du Procureur Gaoussou Sanou. Selon les conférenciers, Bougouba relève de la commune II et ils ne comprennent pas pourquoi le procureur de la commune I « abuse » d’eux.

Plusieurs fois interpellé, le chef de village Soumana Diakité, 84 ans, est au bout de ses efforts. Le titre foncier que l’Etat a affecté à ses habitants est lorgné depuis longtemps par des grands opérateurs économiques et par des hommes plusieurs partis en pèlerinage.

Le 28 Août 2006, le gouverneur de l’époque Ibrahima Féfé Koné avait ordonné au maire l’enlèvement de toutes les clôtures réalisées sur les 25hadeBougouba qui faisaient à l’époque objet de litige entre les détenteurs de lettres d’attributions et les demandeurs de TF.
Les populations du quartier se sont rassemblées dans l’enceinte de la mairie pour dire non à l’Accaparement des terres des pauvres. Le numéro du titre foncier est le 16275DB, celui du TF mère est le 186, il est localisé en commune I korofina-sud. Sa vocation est un terrain urbain non bâti et la date de création est du 11/06/1996.

Tout le Mali connait le problème foncier de Bougouba et cette difficulté qui nous pèse est à portée à la connaissance des hommes de medias. C’est nous qui avons cherché, c’est à nous qu’il a été affecté avec son titre par le gouvernement.

La population a accru et c’est la preuve que le quartier se développe. Il y a des hommes puissants qui ont décidé d’accaparer les terres. Aucun d’entre eux ne sait comment nous l’avons eu.

Certains avaient occupé le terrain, ilsavaient été alertés, le terrain est un titre et il appartient à la population de Bougouba. Le but de la conférencede presse était de leur faire comprendre que la zone est un titre et qu’ils les supplient de leur laisser leur titre. 104 ha pour une commune dont les populations n’arrivent pas à faire loger.

Les personnes qui occupent leur titre sont entre autres, Baissa Djigué commerçant, Soya Bathily, MadelaKouma,Sansou,Ba Seydou Syllaet l’honorable Hady Niagando qu’ils n’ont jusqu’à présent pas rencontré. Pour le chef de quartier, l’honorable Hady leur a donné plusieurs rendez-vous sans succès, à chaque fois, il a pu trouver un moyen pour les contourner.

« Certains juges nous ont fait souffrir, principalement Gaoussou Sanou procureur de la commune I. Un de ses substituts nous a dit qu’il ne peut pas détenir un vieux, surtout à 84 ans. »

La légitime défense est en marche dans une commune ou la priorité a été longtemps donnée aux relations de bon voisinage. Le chef de quartier et ses populations sont décidés à passer à la vitesse supérieure pour faire opposition aux spéculateurs fonciers.

Ammi Baba Cissé

Source : aBamako

aBamako

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