L’opposition enfin dans le train de l’entente : IBK a- t-il donc eu raison ?

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A la surprise de nombreux observateurs, l’opposition au grand complet était à la conférence d’entente nationale, samedi après-midi. Occasion mise à profit pour situer les responsabilités.

Soumaila Cissé, en compagnie de Tiéblen Dramé et de plusieurs figures de l’opposition, ont fait une apparition quelque peu inattendue aux assises nationales consacrée à la paix au Mali. Ovationnés par un Baba Hakib Haïdara aux anges, le chef de file de l’opposition ne n’est pas loupé pour la circonstance. Il a tenu à dénoncer l’indifférence des autorités au mémorandum adressé par sa mouvance au sujet de la Conférence d’entente nationale.

Une situation qui n’était point de nature, selon lui, à inciter à une participation aux débats. Surtout que l’opposition n’avait du reste pas été conviée aux différentes conférences préparatoires à Bamako et dans les capitales régionales, a martelé l’élu de Niafounké. Lequel a renchéri en déplorant de n’avoir reçu les invitations qu’au troisième jour de la CEN pour le compte de l’opposition, qui a pris soin quand même de formuler certaines propositions dont l’organisation d’une conférence spéciale inclusive sur la paix et la stabilité au centre du Mali, des états-généraux sur la défense et la sécurité nationale ainsi que sur le foncier.

La charte de la paix n’étant par ailleurs plus d’actualité, l’opposition a également pris les devants en suggérant que l’adoption des réformes institutionnelles ainsi que la révision constitutionnelle intervienne après la rédaction de la charte pour la paix de l’unité et la réconciliation nationale.

Pour ce qui est de l’appellation controversé ’AZAWAD’, le président de l’URD a choisi de mettre balle à terre en mentionnant qu’elle «recouvre une réalité socio- culturelle, mémorielle et symbolique partagée par différentes populations du NORD-MALI (et non l’ensemble du Nord-Mali, ndlr) constituant des composantes de la communauté nationale».

Doit-on en déduire qu’IBK s’en sort gagnant de l’affaire pour avoir annoncé que le train Mali pouvait être rattrapé aux gares suivantes ? Tout porte à croire que les opposants lui ont donné raison ainsi qu’aux médias qui n’avaient de cesse d’insister sur l’arrivée imminente de Soumaila Cissé et compagnie dans le processus pendant qu’un membre du cabinet du chef de file soutenait mordicus que la Conférence était vouée à l’échec et que d’aucune façon il n’était question de rallier le train. Seulement voilà : il convient de souligner au passage que le revirement de l’opposition ne découle pas d’un regret. C’est le résultat des efforts d’une commission ad hoc mise en mission par la conférence séance tenante pour les démarcher et obtenir leur adhésion au processus

La Rédaction

Source : aBamako

aBamako

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