L’armée belge, leader au Mali: « Si la crise se propage, on peut craindre une exportation terroriste et un afflux de réfugiés »

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Le soleil est presque au zénith lorsque le général-major Jean-Paul Deconinck agrippe le drapeau bleu ciel des Nations unies. "United we stand", scande-t-il à ses troupes quelques instants plus tard. Ancien chef de la Composante Terre, il est désormais aux commandes du pilier armé de la Minusma (pour Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali). Son rôle sera de travailler main dans la main avec les pôles politiques, humanitaires, policiers, d’appui mais aussi avec les forces européennes et maliennes présentes sur ce gigantesque théâtre d’opérations qu’est le Mali.

Alors que la cérémonie de remise de commandement touche à sa fin, Marc Compernol, le chef de la Défense belge, le gratifie d’une grande claque dans le dos. "Jean-Paul est la personne idéale pour remplir cette tâche. C’est quelqu’un qui a la tête sur les épaules et qui arrive à faire bouger les lignes", sourit le Chod, soulignant l’immobilisme qui paralyse parfois les missions des Nations unies.

Voilà donc la Belgique propulsée au premier rang au Mali, dont la superficie avoisine les 1,241 million de kilomètres carrés, soit quatre fois la taille de la France. L’armée belge s’y est ancrée, d’une part, avec le commandement d’une mission européenne (EUTM Mali) et d’autre part, celui de la Minusma. La première est, avec 170 militaires belges, l’opération la plus importante de la Composante Terre. Ses effectifs seront réduits en janvier 2018, au moment où l’Espagne prendra la relève.

Cela dit, Steven Vandeput (N-VA), le ministre de la Défense, compte maintenir la présence belge dans le Sahel et même renforcer le contingent actif au sein de la Minusma. "L’Onu avait déjà formulé des demandes. Par exemple, il leur manquait des hélicoptères d’attaque. Nous n’en avons pas donc, fatalement, on ne pouvait pas aider. Par contre, une fois que nous ne serons plus à la tête de la mission européenne, nous examinerons les besoins de la Minusma et verrons comment y contribuer. Pas avec des centaines d’hommes mais nous pourrons combler certains besoins spécifiques, comme le renseignement, la communication, ou la planification."

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Source : aBamako

aBamako

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