Opération « Pluies provoquées » 2016 : Bilan satisfaisant

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Malgré d’énormes efforts consentis par les pouvoirs publics, la problématique reste entière. Les analystes ont estimé que ces interventions ont permis d’assurer les bonnes conditions pluviométriques et hydriques indispensables aux productions agricoles, pastorales et énergétiques

Depuis 2006, le Mali recourt à l’ensemencement des nuages pour minimiser son déficit pluviométrique. Les conséquences de ce déficit pluviométrique sont nombreuses, comme, entre autres, l’impact négatif qu’il pourrait avoir sur les résultats de la campagne agricole, le faible remplissage des barrages hydro-électriques et les mauvaises conditions de pâturages et d’abreuvement pour le cheptel. Au Mali, le climat est tropical et sec et l’on y distingue 4 types. A savoir désertique au nord, où la pluviométrie annuelle est inférieure à 200 mm, sahélien au centre avec une pluviométrie annuelle comprise entre 200 et 600 mm. Les deux derniers types de climats sont soudanien avec une pluviométrie annuelle comprise entre 600 et 1000 mm et soudano-guinéen, dont la pluviométrie annuelle est comprise entre 1000 et 1200 mm. Pour faire face à ces phénomènes climatiques instables, le Mali à l’instar de nombreux pays d’Afrique occidentale, a recours aux « pluies artificielles » qui influe positivement sur la production Agricole (végétale et animale) et hydroélectrique en augmentant le nombre de jours de pluies et la quantité de pluie. C’est ainsi qu’en 2016, au cours de la campagne agricole 160 opérations de pluies provoquées ont été réalisées sur le territoire national, dont 33 dans la Région de Kayes, 48 pour Koulikoro, 33 pour Sikasso, 10 pour Mopti, 34 pour Ségou et 2 pour Tombouctou. Pour des raisons d’insécurité peu d’opérations ont été réalisées dans le nord du Mali. Mais, assurément les opérations « Pluies provoquées » ont été d’une réussite indéniable lors de la campagne agricole passée. Selon le dernier rapport de l’Agence malienne de la Météorologie les pluies provoquées ont permis une augmentation moyenne de 16,8% du nombre de jours de pluie par rapport à la normale ainsi qu’une augmentation moyenne de 25,6% de la quantité de pluie. Cette amélioration de la pluviosité, précise le rapport, a notablement contribué non seulement à réduire l’impact néfaste du déficit pluviométrique sur la campagne agricole, mais aussi au bon remplissage des barrages hydro-électriques, des cours d’eau ainsi que des points d’eau temporaires, avec des effets positifs sur la production d’énergie hydro-électrique et les conditions de pâturages et d’abreuvements des animaux. En comparant les productions agricoles de la campagne 2016-2017 à celles des années antérieures au Programme de Pluies provoquées (2000-2005), on constate une augmentation de 57% pour l’ensemble des productions et 35% pour le coton. Mais le rapport se veut prudent quant à l’efficacité des opérations. Selon les analystes, l’augmentation des productions agricoles n’est pas exclusivement imputable aux opérations « Pluies provoquées ». Ils rappellent que la combinaison de plusieurs facteurs a aussi joué, dont notamment la subvention des intrants agricoles par l’Etat, la mécanisation agricole, l’appui technique des services d’encadrement et l’effort des paysans.

Synthèse Khalifa DIAKITE

Source : aBamako

aBamako

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