Grande marche à Koulikoro : Les marcheurs scandent « IBK payer nos droits »; « Payer les droits des veuves dont leurs maris sont décédés suite au licenciement

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/La ville de Koulikoro vibre au rythme de la grande marche des populations pour la restauration de l’huilerie cotonnière du Mali (HUICOMA). Des milliers des koulikorois battent le pavé ce jeudi pour la réouverture de l’HUICOMA. Organisée par le conseil communal, regional de la lutte pour la restauration de l’HUICOMA, cette marche mobilise les jeunes, les femmes, les compressés de l’usine dans la cité de Meguetan. De l’HUICOMA au quartier Kolebougou jusqu’au gouvernorat à Koulikoro Ba en passant au flanc de la colline Nianan Koulou, des marcheurs scandent : « Sans démocratie, pas de justice sociale » ; « IBK payer nos droits » ; « Payer aux veuves les droits de leurs maris décédés, licenciés pendant la privatisation », voilà entre autres les slogans des marcheurs.
Pendant une heure de marche, les marcheurs en surnombre ne cessaient de déplorer la privatisation de l’HUICOMA qui a versé plus de 400 agents dans le chômage. Arrivée au gouvernorat le premier responsable de l’autorité de Koulikoro a reçu les marcheurs qui transpiraient à grosse goutte sous un soleil de plomb. El Hadji Sekou Coubaly le gouverneur de Koulikoro a rassuré les marcheurs que le mémorandum sera remis à qui de droit à Bamako. Dans le mémorandum les jeunes leades de Koulikoro et les compressés exigent la restauration de l’HUICOMA pour sauver des centaines de familles en agonie dans la cité de Meguetan mais aussi pour l’économie de la ville de Koulikoro, Kita, et Koutiala. Ils demandent l’implication du president de la république pour la reouvertur de l’Usine. « Les conséquences incalculables engendrées par l’arrêt de l’HUICOMA dont entre autres : les dislocations des familles, les divorces, des enfants déscolarisés, l’exodes des jeunes des maladies et souvent des cas de morts. En ce t égard nous sollicitons l’implication du président de la république pour la réouverture et la restauration de l’HUICOMA avec des équipements techniques modernes et adaptés pour une gestion efficiente et durable pour le bien être socio économique de notre population » indique le memorandum.
Selon Modibo Traoré, représentant des compressés de l’HUICOMA, les licenciés de l’HUICOMA qui avaient élus domicile à la bourse du travail à Bamako ont adressé une lettre au Président de la République. « Et la lettre est restée sans réponse », déplore-t-il.
A rappeler que l’HUICOMA a été vendue au groupe TOMOTA en 2007 par le régime d’ATT. Conséquent de cette privatisation, ce sont plus de 400 personnes qui ont été licenciés sans préavis ni droits. Toute chose qui a engendré des déceptions, la dislocation des foyers, des décès prématurés de certains agents par déception. Aujourd’hui l’économie de Koulikoro tourne au ralenti.
M L Fofana
Mali24

Source : aBamako

aBamako

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