Politique : JEAMILLE Bittar lance le parti MC-ATT

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La Maison des Aînées a abrité, samedi dernier, la cérémonie de lancement officiel des activités du Mouvement citoyen pour l’alternance, le travail et la transparence (MC-ATT). Présidée par le premier responsable du parti, Jeamille Bittar, la cérémonie a réuni plusieurs personnes, notamment les représentants des partis RPM, ADEMA-PASJ, Yéléma, PS-Yelen Koura, Fare Anka wili. Après la présentation des 80 membres du bureau politique national, le président de ce nouveau parti, Jeamille Bittar, a prononcé un discours dans lequel il a appelé les Maliennes et les Maliens à se réunir autour du Mali. Pour lui, les défis qui attendent le nouveau parti sont énormes. «C’est une rentrée politique qui s’annonce bien, au milieu des épreuves indicibles que notre pays, le Mali, continue de traverser, que le MC-ATT ne se confinera pas dans les coulisses. Il poursuivra la mise en œuvre de la vision du président Amadou Toumani Touré. Le MC-ATT estime que l’exil politique dakarois du président Amadou Toumani Touré doit arriver le plus tôt possible à son terme», a-t-il déclaré. Pour mettre fin à la crise que traverse le Mali, Jeamille Bittar a souhaité que notre pays puisse avoir de bons et sincères rapports avec ses voisins. «Le Mali est situé au cœur de l’Afrique de l’Ouest. Il partage en outre 7420 km de frontières, souvent poreuses avec sept pays limitrophes… La géographie doit toujours déterminer la politique et l’histoire des Etats. Elle fixe les enjeux géopolitique et géostratégique qui permettent d’agir préventivement, en localisant et en identifiant à l’avance les évènements susceptibles d’engendrer des périls. Vous comprenez dès lors qu’entretenir une bonne politique de voisinage n’est toujours pas facile, surtout quand on sait que généralement les Etats n’ont pas d’amis, mais des intérêts», a-t-il dit avant de rappeler que «le Mali a mentionné dans ses constitutions successives, un abandon partiel ou total de sa souveraineté, en vue de réaliser l’unité africaine». En outre, le président du MC-ATT a noté que les Etats du Champ doivent développer des politiques de coopération dynamiques pour éradiquer ou au moins réduire l’insécurité. «Aujourd’hui, l’on peut regretter pourquoi ces Etats n’ont pas agi ensemble à temps, comme l’avait suggéré le président ATT. L’adversaire est connu et chacun de nos Etats constitue sa cible privilégiée», a-t-il indiqué. Dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix, Jeamille Bittar a salué la tenue de la Conférence d’entente nationale. Par contre, il s’est dit préoccupé par l’embrasement du front social caractérisé par des cycles de grèves générales illimitées dans certains secteurs clefs comme la santé et l’éducation. «Nous appelons le gouvernement à poursuivre le dialogue avec les partenaires sociaux, et à ceux-ci de faire preuve de plus d’ouverture compte tenu de la situation particulièrement préoccupante que notre pays traverse », a-t-il lancé. Enfin, Jeamille Bittar a fait savoir que notre pays a connu depuis des siècles la gestion consensuelle du pouvoir. « C’est une démarche qui vise à éviter les exclusions, la mise à l’écart des démunis et des groupes vulnérables. Nous pensons que cette gestion consensuelle du pouvoir a permis de régler plusieurs problèmes dans notre pays. C’est pourquoi nous appelons de tous nos vœux la classe politique à s’orienter dans cette démarche, qui devrait nous permettre de demeurer nous-mêmes », a-t-il dit en appelant les amis, sympathisants et anciens compagnons des présidents Modibo Keita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Keita, de s’unir pour défendre et consolider la paix, la sécurité et préserver les fondements et acquis de la démocratie et de la République. Adama DIARRA

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Source : aBamako

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