Fonds de la société civile pour l’éducation: La phase III A démarre

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La 3è phase du Fonds de la société civile pour l’éducation au Mali (FSCE III), s’inscrivant dans la campagne mondiale pour l’éducation (CME) a été solennellement lancée, vendredi dernier, à la Maison du partenariat. Le directeur adjoint du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Bamako-Coura, Mohamed Tolo, le Secrétaire général et le coordinateur national de la Coalition des organisations de la société civile pour l’éducation pour tous (COSC-EPT) respectivement, Souleymane Bocoum et Mahamadou Angoïba y ont pris part. Le financement du Fonds pour l’éducation a été obtenu à travers un partenariat soutenu par la CME et le Réseau africain de l’éducation pour tous (ANCEFA). Cette troisième phase mobilisera 70 millions de Fcfa sur une période de deux ans. Le Fonds de la société civile entend contribuer à un dialogue politique plus constructif sur la politique de l’éducation et encourager les pouvoirs publics à prendre en compte les recommandations et positions des organisations de la société civile (OSC) sur l’éducation publique, la politique en la matière et l’allocation des ressources. Il a aussi pour objectif de renforcer les capacités institutionnelles et organisationnelles de la Coalition en faveur de l’éducation pour tous et de ses membres, pour mieux orienter les politiques éducatives en vue d’une éducation inclusive, équitable et de qualité. Il s’attachera également à répondre aux difficultés liées à l’ajustement structurel des années 1990, la crise de 2012 dans les régions septentrionales et aux déplacements massifs des populations dans une situation d’insécurité. L’absence de l’Etat dans certaines localités du pays, la vulnérabilité des populations face à une condition de vie déjà précaire et le putsch du 22 mars 2012 sont aussi pris en compte par le FSCE III. A travers ces différentes préoccupations, la Coalition entend contribuer à l’aspiration collective du FSCE et apporter une amélioration significative à la réalisation de l’objectif de développement durable consacré à l’éducation (ODD 4). Le Secrétaire général de la Coalition des OSC a expliqué qu’au-delà des accords signés en 2015, l’accès à l’éducation a beaucoup régressé. Les écoles fonctionnent difficilement dans les régions affectées par l’insécurité. En outre, l’insécurité, l’absence de l’Etat, l’insuffisance d’enseignants dans les zones d’insécurité, le pillage, la destruction des bâtiments administratifs, scolaires et sanitaires, la présence des mines sur le chemin des écoles, constituent des dangers réels, empêchant l’accès à une éducation de qualité, a souligné Souleymane Bocoum. Par ailleurs, il a révélé que 436 écoles étaient fermées en février 2017 dans les zones affectées par la crise sécuritaire. Dans le but de contribuer à l’effectivité du droit à l’éducation dans notre pays, la Coalition a développé un partenariat avec l’ANCEFA, à travers le Fonds pour l’éducation, a-t-il indiqué. Le Secrétaire général de la COSC-EPT a déclaré que son organisation contribuera efficacement à l’écriture du PRODEC II pour assurer l’accès de tous à une éducation de qualité sur un pied d’égalité et s’attellera à promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. Il faut noter que la Coalition est un réseau de 64 structures composées d’organisations non gouvernementales, d’associations, de syndicats d’enseignants (SNEC et FEN) et de la Fédération nationale des associations de parents d’élèves et d’étudiants du Mali (FENAPEEM). Elle doit accompagner le ministère de l’Education nationale dans la mise en œuvre du Plan d’action national pour l’atteinte des objectifs de l’EPT. Sidi Y. WAGUÉ

Source : aBamako

aBamako

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