Jeamille Bittar, président du MC-ATT : « L’exil politique du président Amadou Toumani Touré doit arriver à son terme. »

35

Le Mouvement citoyen pour l’alternance et la transparence (MC-ATT) est mis sur les fonts baptismaux, samedi dernier, à la Maison des Aînés. Le nouveau parti, dont la plupart des militants, sont des anciens membres du Mouvement citoyen, est présidé par JeamilleBittar. Mme Ascofaré Oulématou Tamboura est le premier vice-président, Tibou Tely, le deuxième et Sidy Bocoum est désigné secrétaire général.

Parmi les invités, on a noté la présence de Moussa Mara, président de YELEMA, Djibril Tangara, président de la FCD, Assarid Ag Imbarcawane, secrétaire général de l’ADEMA-PASJ.
Jeamille Bittar a commencé par féliciter ses camarades de l’avoir choisi pour présider les destinées du MC-ATT. Il a indiqué : « sachez que vous figurez parmi les témoins d’une aventure politique née dans les urnes et qui, après une pause que la raison peut expliquer, redémarre dans la confiance jamais perdue, que l’histoire nous assigne de poursuivre. »Le président du MC-ATT a promis de consacrer toute son énergie pour expliquer leur projet de société. Il mettra, a-t-il dit, tout en œuvre, pour convaincre les Maliens à adhérer à l’idéal, qui est de faire du Mali, un pays encore plus fort, plus grand, plus respecté. Il a soutenu : « C’est une rentrée politique qui annonce bien, au milieu des épreuves indicibles que notre pays, le Mali, continue de traverser, que le MC-ATT ne se confinera pas dans les coulisses. Il poursuivra la mise en œuvre de la vision du président Amadou Toumani Touré. Le MC-ATT estime que l’exil politique dakarois du président Amadou Toumani Touré doit arriver le plus tôt possible, à son terme. »
Le parti, a-t-il dit, appelle tous ceux qui se dédient à l’édification d’une paix durable, à se joindre à lui, pour hisser le Mali à la dimension qui est la sienne : un carrefour de civilisations et d’humanisme, à travers le Programme de développement économique et social entamé, mais qui doit être revigoré, avec de nouvelles impulsions qui en constitueront le cœur. Jeamille Bittar estime que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, ont des causes internes et externes.
Sur le plan interne, a-t-il souligné, l’on peut s’interroger sur le niveau de recul de notre attachement à la citoyenneté et à la patrie, mais, aussi, sur les risques auxquels notre géographie nous expose. Il a ajouté que sur le plan externe, notre pays est influencé par de nombreux courants, dont les lointaines sources sont nées et parfois entretenues dans le tumulte de certains théâtres extérieurs, où sévissent le terrorisme, l’intolérance, la xénophobie et le chaos. « Ce sont des vecteurs d’insécurité, souvent pernicieux, dont les agents essaiment avec des moyens technologiques équivalant parfois ceux de nos Etats. Les Etats du champ doivent développer des politiques de coopération dynamiques pour éradiquer, voire, réduire l’insécurité. Aujourd’hui, l’on peut regretter pourquoi ces Etats n’ont pas agi ensemble à temps, comme l’avait suggéré le président ATT. L’adversaire est connu et chacun de nos Etats constitue sa cible privilégiée. ». Pour le MC-ATT, la conférence d’entente nationale est un exercice encourageant qui mérite d’être soutenu.
Par ailleurs, le parti se dit préoccupé par l’embrasement du front social caractérisé par des cycles de grèves générales illimitées dans certains secteurs clés, comme la santé et l’éducation. Il a déclaré : « nous appelons le gouvernement à poursuivre le dialogue social avec les partenaires sociaux et à ceux-ci de faire preuve de plus d’ouverture, compte tenu de la situation particulièrement préoccupante que notre pays traverse. »
Le MC-ATT pense que la gestion consensuelle du pouvoir a permis de régler plusieurs problèmes dans le pays. C’est pourquoi, il lance un appel à la classe politique pour qu’elle s’oriente vers cette démarche.

B.D.

Source : aBamako

aBamako

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here