Action gouvernementale : Le réseau ‘Joko Ni Maaya’ demande le respect de la constitution et de la loi IBK

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En vertu de l’article 22 de la constitution du Mali disposant que la défense de la Nation est un devoir pour tout citoyen, le chercheur-enseignant, Abdoulaye Niang ,  non moins directeur exécutif du Centre Senè d’études stratégiques sur le Co-entrepreneuriat et membre du réseau ‘Joko Ni Maaya’, offre des solutions de rechange à la structuration de l’action gouvernementale conformément à la loi 04-051 du 23 novembre 2004, portant organisation générale de la défense nationale. Il a animé une conférence de presse le mercredi 19 avril au siège du réseau ‘Joko Ni Maaya’ pour partager ses solutions avec les médias.

 Face à la progression des organisations mobiles d’extrême violence, de groupement spontané et de proximité d’extrême violence, le Pr. Abdoulaye Niang, à travers son réseau de coordination nationale de veille stratégique et citoyenne du Mali, interpelle le Premier ministre à respecter sans délai la responsabilité du chef de gouvernement relative à la préparation du plan de défense stratégique (Pds) de la nation, défini dans la Loi 04-051 du 23 novembre 2004 portant organisation générale de la défense nationale. Ce Pds, selon lui, se fonde sur une structuration de l’action gouvernementale suivant le système de défense stratégique de la  nation.

Le conférencier propose, à travers ce Pds, la création du ministère d’Etat chargé de la Défense civile et stratégique de la nation, regroupant 6 à 8 ministères ; du ministère d’Etat chargé de la Défense économique et stratégique de la nation, regroupant 6 à 8 ministères ; du ministère d’Etat chargé de la Défense militaire et stratégique, regroupant 2 ministères.  Puis de préciser que l’action gouvernementale sous le plan de la défense stratégique (Pds) des Nations-Unies pour la période de juillet 2017-juin 2018 doit être impérativement définie dans l’esprit de l’article 6 de la loi 04-051 du 23 novembre 2004 portant organisation générale de la défense nationale, stipulant que des décrets pris en conseil des ministres auraient pour effet, dans le cadre des lois existantes, la mise en vigueur immédiate des dispositions qu’il appartient au gouvernement de préparer et d’adapter à tout moment aux nécessités de la défense.

Suivant ses propos, ces décrets ouvrent dans tous les cas, au profit du gouvernement, le droit de requérir les personnes, les biens et les services ; le droit de soumettre au contrôle du capital terre par des communautés de localités en conformité avec le standard du seuil de sécurité économique et sociale, et la répartition des ressources en énergie, en matières premières, produits industriels et produits nécessaires au ravitaillement.

Pour le Pr. Niang, en suivant la structuration de l’action gouvernementale, le ministère d’Etat chargé de la Défense économique serait chargé en priorité de la préparation de décrets dans l’esprit de l’article 6 de ladite loi, afin de stimuler la structuration de co-entreprises économiques existantes suivant la norme 4SR co-entreprise économique, et faciliter l’émergence de la co-entreprise agriculture familiale africaine ; de la co-entreprise Ecorice pour la production de riz ; de la co-entreprise Malo pour l’enrichissement du riz en vitamines et le conditionnement ; de la co-entreprise Sanou pour la production de l’or  et de la co-entreprise de raffinerie d’or de l’Afrique.

Il a ajouté que le ministère d’Etat de la Défense militaire serait chargé prioritairement de la préparation de décrets portant mesures et programmes de sécurité visant à l’émergence de la co-entreprise sécuritaire de l’Afrique à la norme 4SR co-entreprise sécuritaire suivant une structuration des ressources sécuritaires d’entreprises et de co-entreprises sécuritaires existantes (mission de stabilisation des Nations Unies, opération Barkhane et autres). Et le ministère d’Etat civil serait chargé en priorité de la préparation des décrets visant à extirper la gestion du capital terre des communautés de localités de l’emprise de coalition d’agents publics et privés, civils et militaires, nationaux et étrangers exerçant sur le marché d’insécurité foncière et d’instabilité judiciaire.

Selon Abdoulaye Niang, les décrets doivent assurer la conformité de la compensation financière suivant le standard S2 du Seuil de sécurité économique et sociale fixée à 5% de capacité de rétention de richesse et d’emplois dans l’esprit de l’article 13 de la constitution du Mali disposant que le droit de propriété est garanti. En outre, le directeur exécutif du centre Senè d’études stratégiques sur le co-entrepreneuriat propose une mobilisation dans l’esprit de la loi 04-051 du 23 novembre 2004, portant organisation générale de la Défense nationale en mutualisation de nos connaissances dans la persévérance et la droiture. À l’en croire, les tendances inquiétantes de menace sur la stabilité des institutions se confirment de jour en jour avec le risque de crime imprescriptible intervenu sous 3 présidents sur 4. Il dira que cette fois-ci, l’environnement est infesté par les organisations mobiles d’extrême violence (Omev).

Enfin, le conférencier a souligné que suivant un système de mauvaise gouvernance, l’hypothèque du futur de la jeune population du Mali, le recours à l’emprunt obligataire est un crime contre le peuple malien. Il a estimé que le  recours à la structuration de co-entreprises économiques pour une plus grande rétention de richesse nationale se devrait d’être la règle à partir de juillet 2017, sous le plan de défense stratégique suivant la loi IBK. D’où pour le réseau ‘Joko Ni Maaya’, il est nécessaire de respecter la constitution et la loi IBK.

 

Diango COULIBALY


Source : Maliweb

Maliweb

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