Affrontement entre policiers et chauffeurs: Des têtes vont tomber

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Le vendredi 14 avril 2O17 a été une journée fatidique car il y a eu mort d’homme suite à l’incident survenu entre policiers et chauffeur. A la suite de cette situation, le Conseil malien des transporteurs routier a animé un point de presse pour informer l’opinion publique, exprimer leur cri de cœur et alerter les plus hautes autorités sur la nécessité de réguler le secteur de la circulation afin de garder un climat social stable.
Pour l’occasion, le conférencier non moins président du CMTR M Youssouf Traoré, entouré de ses proches collaborateurs a dénoncé les pratiques mal saines des agents de la CCR (la compagnie de la circulation routière) au niveau des carrefours et même lors des patrouilles.
Pour M Traore, le contrôle intempestif est à l’ origine de ces genres d’incident avant de préciser que c’est la 4eme fois en deux ans après les cas de Yirimadio, Banguineda, Garantibougou. C’est du racket, précise-t-il. Selon lui, depuis l’attentat de l’hôtel Radisson, nous assistons à une désorganisation totale de la police provoquant même souvent un conflit de compétence. Aujourd’hui, nous rencontrons toutes les équipes dans la circulation : la BAC, la BSI, la BIJ, le GMS et récemment les FORSAT(les forces spéciales anti terroristes, tous se rencontrent dans la circulation, mais l’on se demande qui fait quoi, déplore le président du CMTR
Les faits
Le vendredi 14 avril vers 11h au carrefour de Missabougou près du 3éme pont de Bamako, un conducteur de camion a été arrêté de force par un policier qui lui demandait de stationner à sa droite pour libérer la circulation et céder les pièces du camion. Selon un témoin face à la réticence du conducteur, le policier agit par violence et quelques temps après ses collègues policiers entrent dans la danse avec des coups et blessures porter sur les chauffeurs. Face à ce complot des agents de la police sur le chauffeur, la population a décidé d’intervenir en essayant de sauver la vie du chauffeur. Ainsi, des badauds, charretiers et même les simples passants ont saccagé le poste de police, endommagé des véhicules et provoquant des dégâts matériels colossaux. Un renfort est arrivé sur le lieu et d’un coup la tension monte et les agents ont utilisé des balles réelles pour dissuader la population en colère, ce qui malheureusement a fait une victime du nom de Kader Traoré.
Face à cette situation, des responsabilités doivent être situées et des sanctions doivent s’en suivre.
A.T

Source : aBamako

aBamako

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