La Coordonnatrice humanitaire est vivement préoccupée par la recrudescence des actes de violence contre les organisations humanitaires

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Bamako – La Coordonnatrice de l’action humanitaire au Mali, Mme. Mbaranga Gasarabwe, est vivement préoccupée par les actes de violence et de banditisme qui se sont multipliés ces derniers temps contre les organisations humanitaires au pays.

« Chaque fois qu’une organisation humanitaire est touchée, ce sont les enfants, les femmes et les hommes les plus vulnérables qui en paient le prix, puisque cela affecte la fourniture de l’aide qui leur est destinée », souligne Mme. Gasarabwe. « J’appelle les responsables de toutes les parties en cause à redoubler d’efforts pour garantir la sécurité du personnel humanitaire et préserver l’accès humanitaire », exhorte-t-elle.

Depuis le début de l’année, 38 incidents ayant freiné l’accès des populations à l’aide humanitaire ont été répertoriés au Mali. Les deux tiers de ces cas sont des actes de violence perpétrés contre le personnel, les biens et les installations des organisations humanitaires.

Le plus souvent, il s’agit de braquages et de vols de véhicules, dont le dernier en date est survenu le 23 avril dans la région de Gao. Des convois humanitaires ont aussi été bloqués ou pillés sur certains axes, ce qui a empêché ou retardé des distributions d’aide aux populations. Les incidents touchent de plus en plus les bureaux des organisations humanitaires sur le terrain.

« La violence et la criminalité dans le nord et le centre du pays entravent le processus de paix et ne font qu’augmenter les souffrances des communautés », déplore Mme. Gasarabwe. « Dans ce climat d’insécurité, les personnes les plus vulnérables peinent à accéder à un soutien essentiel pour répondre à leurs besoins de base. Les efforts pour leur permettre de reprendre le chemin du développement et s’épanouir pleinement sont aussi compromis », déplore-t-elle.

L’action humanitaire est guidée par les principes fondamentaux que sont l’humanité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance opérationnelle. Selon ces principes, l’aide est allouée sur la base de la vulnérabilité des personnes et des communautés.

Source : aBamako

aBamako

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