Mme Seck Oumou Sall, maire de Goundam : « 2018 ne se fera pas sans moi »

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Cette petite phrase lancée au cours de l’émission « Politik » de la chaîne du continent Africable, par le maire de la commune urbaine de Goundam, non moins Présidente du Mouvement Trait d’Union, Mme Seck Oumou Sall, n’échappera pas aux analystes politiques.
Le maire de la commune urbaine de Goundam, Mme Seck Oumou Sall, était le 23 avril dernier, l’invitée de l’émission « Politik » de la chaîne du continent Africable. Pendant plus de 30 minutes, elle a répondu avec une grande sérénité aux questions de notre confrère Mohamed Attaher Halidou. De sa brillante réélection à la tête de la mairie en novembre 2016 à l’Accord pour la paix et la réconciliation en passant par le cas de sa grande sœur Mme Nina Wallet Intalllou, ses relations avec le Président de la République, ses projets politiques, elle a répondu à toutes les questions.
Elle s’est réjouie du retour de sa grande sœur, Mme Nina Wallet Intallou, dans la République. « Elle est dans la République. Aujourd’hui, elle est plus engagée que moi », a précisé Mme Seck. Sur le nouveau gouvernement, Mme le maire de Goundam a fait savoir que la formation d’une équipe gouvernementale est une prérogative exclusive du Président de la République. Défenseur infatigable de la cause féminine, elle aurait souhaité voir plus de femmes au sein du gouvernement. Selon elle, les Maliens attendent beaucoup de l’équipe du Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga.
Elle salue la tenue de la conférence d’entente nationale sans oublier de déplorer la précipitation dans laquelle ces assises ont été organisées. « C’est un grand pas », a-t-elle déclaré. Le maire de la commune urbaine de Goundam a la ferme conviction que tous les fils et toutes les filles du Mali doivent se retrouver pour parler. « La politique de la chaise vide n’a jamais payé », a-t-elle lancé.
Un appel aux Maliens à se donner la main
« Je suis un trait d’union », a rappelé Mme le maire qui pense que la diversité culturelle est une valeur inestimable du Mali. Dans la résolution des conflits, elle privilégie la voie du dialogue. Selon elle, l’Etat doit être à l’écoute de ses enfants, y compris ceux qui occupent une partie du territoire national. « Soit on les dégage, soit on discute avec eux », a précisé Mme Seck qui ajoute que l’option militaire n’est pas toujours efficace.
Interrogée sur ses relations avec l’actuel Président de la République, Mme Seck dira qu’elle n’a pas de problèmes avec IBK. Sur la gestion des affaires publiques du Chef de l’Etat, elle a estimé que le bilan a des hauts et des bas en mettant en avant les conditions difficiles dans lesquelles le Président Kéïta a pris les commandes du pays.
Pour le maire de Goundam, l’Accord pour la paix et la réconciliation est « un bon accord ». Elle affiche un grand optimiste. « La paix est possible. Je suis optimiste », a souligné Mme Seck. Elle n’occulte pas les difficultés d’application du document issu du processus d’Alger. « C’est l’application qui pose problème. Certains ne veulent pas nous voir faire la paix…. La crise est devenue un gagne-pain….Tout le monde n’est pas dans la dynamique de voir le Mali tourner cette page…. Si les Maliens se donnent la main, les partenaires font suivre… Il est important que les Maliens se mettent ensemble», a-t-elle fait savoir.
Ses projets politiques pour 2018 ? « Je fais face à plusieurs défis », a souligné Mme le maire réélue qui se bat pour sa commune. Cependant, elle a prononcé cette petite phrase qui n’échappera pas aux analystes politiques. « 2018 ne se fera pas sans moi », a-t-elle lancé.
Au cours de cette interview, Mme Seck Oumou Sall a réaffirmé son engagement indéfectible pour la cause du Mali. « Mon engagement est le même quand il s’agit du Mali, du peuple malien », a-t-elle affirmé.
Chiaka Doumbia
Le Challenger

Source : aBamako

aBamako

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