Secteur de la Sécurité : 450 milliards FCFA seront investis de 2017 à 2021 pour requinquer les forces

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A sa session du mercredi 26 avril dernier, le conseil des ministres, au chapitre des mesures législatives et réglementaires, a pris deux décisions majeures dont l’une est relative au projet de Loi de Programmation de la Sécurité et la seconde à l’application de la Loi N°98-020 du 9 mars 1998 régissant le Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Pour expliquer la teneur de ces deux importantes mesures, le ministre porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté accompagné de son collègue en charge de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, Général Salif Traoré et celui en charge de l’Aménagement du Territoire et de la Population Adama Tiémoko Diarra, ont animé une conférence de presse dans les locaux du secrétariat général du gouvernement, le même jour.

L’organisation du secteur de la Sécurité au Mali connait des dysfonctionnements et des insuffisances en termes de personnel, de capacité opérationnelle, d’équipements et d’infrastructures adaptées. C’est pour pallier à ces insuffisances que le conseil des ministres, lors de sa session du mercredi 26 avril dernier, sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, a adopté un projet de Loi de Programmation relative à la Sécurité Intérieure s’étendant sur la période 2017-2021.
D’après le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, Général Salif Traoré, le nouveau projet de loi vise à permettre aux forces de sécurité de mieux assurer la protection des personnes et de leurs biens et de participer à la défense de l’intégrité territoriale.
A cet effet, il prévoit des nouveaux recrutements, l’achat de nouveaux équipements, la réalisation d’infrastructures et l’amélioration des conditions de vie des forces de sécurité.
D’après le ministre Général Salif Traoré, l’incidence financière du projet est évaluée à 450 milliards FCFA. Et il s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
A sa suite, le ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra, a expliqué le décret fixant les modalités d’application de la loi N°98-020 du 9 mars 1998 régissant le Recensement Général de la Population et de l’Habitat. Lequel a aussi été adopté par le conseil des ministres le même jour.
Le ministre Adama Tiémoko Diarra a rappelé que le Recensement Général de la Population et de l’Habitat a été institué par la loi du 9 mars 1998 dans la perspective de fournir des données sociodémographiques pertinentes et fiables. Et d’assurer une meilleure prise en compte des variables démographiques dans la formulation des programmes et stratégies de développement.
Selon lui, il permet au gouvernement de déterminer avec précision, les besoins en services sociaux de base, telles que l’eau, l’électricité, la santé et l’éducation afin de mieux prendre les dispositions idoines.
D’où la nécessité pour lui de procéder à une relecture du décret du 27 mars 1998 fixant les modalités d’application de cette loi, en raison des mutations du cadre institutionnel de gestion du processus de Recensement Général de la Population et de l’Habitat, prévues tous les dix (10) ans. D’après le ministre Diarra, l’adoption du nouveau projet de décret s’inscrit dans le cadre de l’amélioration de l’organisation des opérations de Recensement de la Population et de l’Habitat au Mali.
En conclusion, le ministre porte-parole du gouvernement, Abdel Karim Konaté, évoquant la crise du football malien qui fait l’actualité, a révélé que sur initiative du chef du gouvernement Abdoulaye Idrissa Maïga, le dialogue a été amorcé entre les parties en conflit. Et le chef de l’Etat Ibrahim Boubacar Keïta a instruit de tout mettre en œuvre pour la suspension du Mali par la FIFA soit levée.
Lassina NIANGALY

Source : aBamako

aBamako

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