Elevage au Mali: un programme de 16 milliards de FCFA

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Promotion de l'élevage au Mali - Le Programme de développement intégré des ressources animales et aquacoles au Mali (PDIRAAM) a été officiellement lancé, jeudi, Bamako, en présence du ministre malien de l'Élevage et de la Pêche, Mme Ly Taher Dravé, a constaté sur place la PANA.
Pour un coût total d'environ 16 milliards de FCFA, financé par la Banque islamique de développement (BID) et le gouvernement malien, ce programme consacré à la viande rouge et au lait, vise à accroître la productivité et les productions animales dans le Sahel occidental du Mali.

Il devra permettre de développer les filières viande rouge et lait par la construction d'infrastructures de base, l'amélioration des pâturages par l'accroissement des biomasses.

Le projet permettra aussi de stimuler les initiatives individuelles ou collectives, privées ou publiques, afin d'appuyer les investissements dans les filières viande rouge et lait.

Selon le Dr. Souleymane Bâ, coordinateur national du PDIRAAM, les réalisations majeures attendues sont le balisage de 360 kilomètres de pistes, la sécurisation de 180.900 hectares de pâturage, la réalisation de 12 puits pastoraux et de 6 systèmes d'exhaure, 15 parcs de vaccination, 06 centres de collecte de lait, 10 puits citerne et 23 puits directs, ainsi que la construction de 14 ateliers d'embouche, de 04 marchés à bétail multifonctionnels et la création de plus de 1000 emplois en milieu rural.

Le projet concerne les cercles (préfectures) de Kayes, Yélimané, Diéma et le nord de Nioro, dans la région de Kayes (ouest), le cercle de Nara (région de Koulikoro nord-est) et le cercle de Niono (région de Ségou - centre).

Selon les statistiques, le sous-secteur de l'élevage contribue à hauteur de 19 pc du Produit intérieur brut (PIB) national et est le 3ème contributeur aux recettes d'exportations du Mali, après l'or et le coton.

Il assure à 80 pc les revenus pour les pasteurs et 18 pc pour les agro-pasteurs et est la principale source de revenus pour plus de 30 pc de la population malienne.

En 2015, le cheptel malien, considéré comme le plus important de la zone UEMOA, était estimé à 15 millions de bovins, 32 millions d'ovins/caprins, 37 millions de volaille et 980.000 camelins.

'Malgré ce potentiel, des faiblesses et menaces pèsent sur le développement de ce sous-secteur. Il s'agit, entre autres, de sa forte vulnérabilité face aux aléas climatiques, de la faible performance des systèmes de production, du faible niveau de technicité dans les domaines de la transformation et de la commercialisation des produits d'élevage et de pêche, la problématique du foncier pastoral', a déploré Mme Ly Taher.

Le gouvernement malien et la BID ont signé, en 2015, à Djeddah, en Arabie Saoudite, des accords de prêts pour le financement du PDIRAAM qui porte sur les filières viande rouge, lait, aviculture et aquaculture rappelle-t-on.

PanaPress

Source : aBamako

aBamako

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