Dominique Jacq. Au nom du fils, mort au Mali

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Il y a six mois, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq, 29 ans, mourait au Mali, touché par l'explosion d'une mine. Cet enfant de Lesneven (29) a donné sa vie pour la France, contre le terrorisme. Avec fierté et émotion, son père perpétue sa mémoire.

De sa voix douce et calme, il sort peu de certitudes, de grandes tirades ou de vérités assénées. Lorsque Dominique Jacq parle de Fabien, comme de chacun de ses quatre enfants, c'est avec les mots simples, ceux du quotidien, ceux d'un père à son fils, en somme. Ceux qui étreignent la gorge quand on mesure l'amour et la fierté qui s'engouffrent lorsqu'il s'agit d'un fils « tombé au champ d'honneur ».

Dans la nuit du 4 au 5 novembre dernier, lorsque le téléphone a retenti dans la maison familiale, en périphérie de Rennes, Dominique Jacq « a tout de suite compris ». Quelques heures plus tôt, on lui avait signifié que son fils cadet, Fabien, venait d'être blessé après l'explosion d'une mine à Kidal, au Mali. Avec son convoi, il se rendait en direction de Tessalit, pour ravitailler la ligne de front. Un IED a explosé sous son blindé, il a été éjecté du véhicule. Grièvement blessé aux jambes, il a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Fabien Jacq était arrivé un mois auparavant sur le sol aride du Mali, avec son régiment, le 515e du Train, basé à Angoulême (16), où il avait été incorporé en 2008.

« Ce devait certainement être sa dernière mission, après le Liban, l'Afghanistan, et déjà le Mali, en 2013 », retrace son père. Pour la première fois, avant de partir, Fabien le « taiseux », le « secret », s'était un peu ouvert sur ce que serait la suite de sa vie, une fois que son engagement militaire aurait pris fin.


Source : Africatime

Africatime

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