Moussa Mara: L’allié adversaire d’IBK

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Plus qu’une simple révélation, c’est dans un véritable démasquage du pouvoir du président IBK, dans lequel s’imbriquent des déclarations de l’ex-premier ministre Moussa Mara.

Moussa Mara, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’entend point laisser une marge de manœuvre au pouvoir du président IBK qui avait fait de lui son premier ministre.

A couteaux tirés, l’ancien locataire de la Cité Administrative de Bamako, malgré son appartenance à la Majorité Présidentielle, n’est plus ce genre de politique maniable et flexible à l’instar d’autres Chefs d’autres formations politiques comme Housseiny Amion Guindo, Pr. Tiémoko Sangaré, Amadou Koïta, Tiéman Hubert Coulibaly, Soumeylou Boubèye Maïga,…

Aujourd’hui, Mara ne rate pas une occasion d’accabler les autorités politiques de notre pays. Il faut dire que celui qui a toujours hésité dans sa vie, commence à avoir du courage. Surtout, à l’approche des échéances électorales de 2018.

Tout récemment, l’homme a saisi l’occasion de l’émission publique «Bamanankan sur Seine», réalisée par les confrères de rpmedia, lors de son dernier déplacement effectué sur Paris, pour attester une fois de plus, qu’il n’est pas le Responsable de la boucherie de 2014 à Kidal, dont les conséquences s’en sont traduites par la perte de terrain de l’armée malienne dans toute la partie nord du pays, mais surtout des vies humaines, notamment dans rangs des forces armées de notre pays.

Pour le successeur d’Oumar Tatam Ly à la Primature malienne, le problème le plus récurent de ses concitoyens de la diaspora dans le monde est d’ordre administratif. «Tout Ministre défaillant devra rendre le tablier », a-t-il papoté.

Concernant la grève des médecins, Mara a dénoncé l’incapacité du Gouvernement à respecter ses propres engagements et regretté les nombreuses victimes collatérales de ladite grève.

Si l’ex-PM n’a pas manqué d’avouer son accointances avec les médecins, lesquels lui auraient confié que leur grève illimitée fait suite au refus de l’Etat de les rencontrer pour évoquer le non-respect des engagements ultérieurs, il a également révélé n’avoir jamais été absent du travail pour raison de santé à l’extérieur, contrairement à son ex-mentor le Président Ibrahim Boubacar Kéïta dont l’habitude en la matière devient criarde.

Selon le futur candidat à la Mairie du District de Bamako et aux élections présidentielles maliennes de 2018, les Maires ne sont pas des personnes dignes de confiance. Car ces derniers ont eu à vendre des terrains normalement réservés à d’autres usages telle la zone aéroportuaire, au point qu’il n’y a plus de terrains à vendre à Bamako.

Sa candidature n’est plus une question de tabou. Que le Président IBK se présente ou pas, Mara estime que rien ne lui barrera la route, à moins que son parti en décide autrement.

Quant à sa visite de 2014 à Kidal, il ne regrette guère ce voyage qui, selon lui, a fait de nombreuses victimes. Il a même avoué de le répéter, si l’occasion se présentait : «Je ne regrette pas même une seconde cette visite décidée par le Président de la République. Les Responsables de la mort de Maliens sont les groupes armés. Si quelqu’un doit être sanctionné, ce sont les groupes armés».

«Ai-je régressé en politique depuis mon passage à la primature? En tout cas, à mon avis, ce n’est pas le cas. Si le but du Président était de m’utiliser et m’user, il a échoué. Si c’était également le souhait de ses collaborateurs, ils ont échoué ; car, Dieu étant au-dessus de tous, nous voit et sait qui nous sommes», a sèchement déclaré Mara.

Source : aBamako

aBamako

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