2eme congrès ordinaire de la CODEM : -Renouvellement du bureau sur fond de tension

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-Une conférence extraordinaire en vue pour décider de la candidature du parti à la présidentielle de 2018

A l’issue de son deuxième congrès extraordinaire tenu ce week-end, la Convergence pour le développement du Mali (Codem) s’est dotée, dans la douleur, d’un nouveau bureau politique national de 79 membres. Le parti de Housseini Amion Guindo a aussi saisi l’occasion de ces assises statutaires pour réaffirmer sa loyauté à la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) et évoquer la présidentielle de 2018.

Hier dimanche 14 mai, les lampions se sont éteints sur le congrès ordinaire, deuxième du genre, de la Convergence pour le développement du Mali. Ces assises qui s’étaient ouvertes le samedi 13 mai au Pavillon des sports du stade Modibo Keïta, en présence plusieurs partis amis, avaient à leur ordre du jour le renouvellement du bureau politique national, la relecture des textes du parti et l’adoption des différents rapports. Au terme des deux jours qu’ont durés les travaux, le parti de la quenouille a mis en place un bureau de 79 membres, dirigé par Housseini Amion Guindo qui rempile ainsi à la tête du parti. Le poste de premier vice-président est occupé par Abdoul Kassoum Touré, pendant que Mamadou Konaké s’installe à la 2ème vice-présidence. L’honorable Hadi Niangadou alias ‘’Djo Walaki’’, député élu en commune II du district de Bamako, a été porté au poste de 3ème vice-président, alors qu’Abdel Kader Sidibé, ex-maire de la Commune II et transfuge de l’Adema-Pasj, s’est vu attribuer le poste de 6ème vice-président. Alassane Abba, ex-député élu à Goundam, a été porté au poste de secrétaire général.

Il y a cependant lieu de souligner que le nouveau bureau a été mis en place dans la douleur, quand on sait que plusieurs militants de la section de la commune II de Bamako ont vigoureusement protesté contre le poste attribué à leur mentor, en l’occurrence Hadi Niangadou, non moins 2ème vice-président de l’Assemblée nationale du Mali. Des heures de conciliabules n’ont vraisemblablement pas servi à calmer les ardeurs des contestataires qui ont d’ailleurs boycotté la cérémonie de clôture des travaux. Ils estiment en effet qu’au regard de son poids politique au sein du parti, l’honorable Niangadou, 2ème vice-président dans le bureau sortant, méritait bien plus que le poste qui lui a été attribué dans la nouvelle équipe.

Dans cette atmosphère quelque peu délétère, Housseini Amion Guindo, non moins ministre des Sports, s’est félicité de la forte implantation de la Codem et du rang qu’il occupe sur l’échiquier politique national. Il a ainsi encouragé ses camarades à poursuivre le travail de militant qui, de 2012 à nos jours, a, dit-il, fait de la Codem la quatrième force politique du Mali et la troisième force de la majorité présidentielle.

Il a par ailleurs réaffirmé la loyauté de la Codem à la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle, soulignant toutefois la nécessité d’améliorer la structuration, le fonctionnement et l’animation de la CMP. « Le chemin est encore long, sachons marcher ensemble », a-t-il suggéré.

La Codem et la présidentielle de 2018

Au sujet des échéances électorales à venir, notamment les élections locales et régionales, Housseini Amion Guindo a engagé son bureau à suivre les directives du congrès. Conformément aux mêmes directives, a-t-il annoncé, une conférence nationale extraordinaire sera convoquée à l’effet de décider de la candidature de la Codem à l’élection présidentielle de 2018. Partant, le président du parti de la quenouille a engagé les siens à accroitre davantage leurs capacités de mobilisation, d’implantation et d’animation. Il a particulièrement engagé les jeunes et les femmes du parti à persévérer, à renforcer leurs organisations respectives et à améliorer leur capacité de management pour la conquête te la gestion du pouvoir.

Bakary SOGODOGO

Source : aBamako

aBamako

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