Au Mali, un conflit loin d’être réglé

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Pour son premier déplacement hors d'Europe, Emmanuel Macron se rend vendredi sur la base de Gao au Mali, pour donner une nouvelle dimension à l'engagement de la France, présente sur place depuis quatre ans pour lutter contre les jihadistes.
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Moins d'une semaine après son entrée en fonction, le chef de l'Etat se rend en visite officielle au Mali afin non seulement de marquer sa "détermination" à poursuivre l'engagement au Sahel mais aussi pour l'inscrire dans une coopération renforcée avec l'Allemagne.

A son arrivée, Emmanuel Macron a été accueilli par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, avec qui il aura un entretien sur la lutte contre le terrorisme, le dossier sahélien, le volet politique du dossier et la difficile mise en oeuvre des accords de paix de 2015. Le nouveau chef des armées compte également s'adresser aux 1.600 soldats déployés sur la base de Gao, la plus importante base des forces françaises engagées à l'extérieur, dans le cadre de l'opération Barkhane.

Selon son entourage, Emmanuel Macron souhaite mettre l'accent sur la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme, avec les autres pays européens, notamment l'Allemagne, premier contributeur de la Minusma, mission de maintien de la paix de l'ONU au Mali.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al Qaïda, qui ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, l'opération Serval, lancée début 2013 à l'initiative de la France.

Quelque 19 militaires français ont été tués au Mali depuis le début de cette opération, à laquelle a succédé en août 2014 l'opération Barkhane. Plus de 4.000 hommes sont alors déployés dans cinq pays du Sahel (Mali, Burkina-Faso, Mauritanie, Niger et Tchad), avec un état-major basé à N'Djamena au Tchad. La France n’est pas seule à combattre le terrorisme dans la région. 12.000 hommes des Nations Unies oeuvrent en effet aux côtés de l’opération française tout comme d’autres pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis.

Mais malgré ce déploiement, la situation au Mali reste encore très instable. "Il n'y a pas de date de fin de l'opération", note Ulysse Gosset, éditorialiste international sur BFMTV.

"La situation se dégrade à nouveau, les groupes jihadistes multiplient les opérations et font exploser des mines au passage des convois français", relate-t-il. Malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

Source : aBamako

aBamako

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