Semaine nationale de la francophonie : Faire connaître plus la CNCAF-Mali auprès des populations

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La Commission nationale des cultures africaines et de la francophonie du Mali (CNCAF-Mali), en collaboration avec le réseau malimédias, a organisé le 4 juin 2017, dans la salle Benso du Grand Hôtel de Bamako, une conférence débat sur le thème : «francophonie, missions, domaines d’intervention et organisation». Elle rentrait, précise Moustapha Dicko ancien ministre de l’éducation et de l’enseignement supérieur du Mali, non moins haut représentant du chef de l’Etat auprès de la francophonie et un des conférenciers du jour, dans le cadre du prolongement de la semaine nationale de la francophonie, célébrée chaque 20 mars depuis 1970.

Il avait comme co-animateur, Dr Adama Ouane, administrateur de l’Oif et ancien ministre de l’éducation. L’objectif qui était visé à travers ce débat avec la presse, dit Moutapha Dicko, est de faire connaître davantage la CNCAF-Mali jusque là méconnue par les maliens. Quelle est la place de nos langues nationales dans nos pays si l’OIF a pour mission principale le français ?, était entre autres questions posées par les hommes de médias.
«Il n’y a paradoxe mais complémentarité. Il y a des choses qu’on peut à partir du français apporter à nos langues. Le défi des 84 pays membres de l’Oif est de mettre en commun leurs efforts. Ce qui serait productif, c’est de faire en sorte que nos langues puissent bénéficier du français et que le français puisse aussi bénéficier de nos langues et non de rester dans les débats entre pour et contre le français», déclare Moustapha Dicko en réponse.
Selon Dr Adama Ouane, l’Oif n’est pas un projet linguistique. Elle est devenue aussi une organisation politique, culturelle, de développement avec la dimension économique et numérique depuis le sommet de Dakar. «La francophonie sera ce qu’on en fera d’elle. C’est un instrument pour notre développement et non pour nous bloquer davantage», ajoute Moustapha Dicko.
Concernant l’application de nos treize langues nationales du Mali, Moustapaha Dicko a été on en peut plus clair. «L’application de nos langues veut dire qu’à l’assemblée nationale quand on fait une loi, il faut l’écrire 13 fois, etc. Ceux qui sont devant nous emploi une seule fois. Et nous, pour les rattraper, voulons faire 13 fois une chose ce qu’eux font une fois. On complique notre vie. Ne rejetons aucune langue. Quand vous savez une langue, vous avez une langue en plus», souligne le ministre Dicko.
Et Dr Adama Ouane de rappeler que l’OIF compte 84 Etats membres, deuxième organisations plus grande après l’Onu. L’Oif est sur les continents. Sa mission est la promotion des droits de l’homme, la solidarité, la partage, la promotion culturelle, la paix, la démocratie, appuyer l’éducation, l’enseignement supérieur.
H.B. Fofana

Source : aBamako

aBamako

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