Calendrier électoral : Et pourtant le Ministre Tiéman Hubert doit arrêter de bluffer le Peuple !

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Ce jeune ministre dynamique a été nommé pour la première fois dans le Gouvernement de transition du Professeur Dioncounda TRAORE, comme Ministre des affaires étrangères. A ce poste, il a pu faire ratifier la Charte Africaine de la démocratie, la bonne gouvernance et des élections en 2013.

Cette loi existait depuis 2007, sous ATT qui n’avait pas voulu la ratifier. Il a fallu que le Coup d’Etat du capitaine SANOGO et sa bande l’emporte et que le Professeur Dioncounda et Tiéman Hubert arrivent au pouvoir pour faire sortir la dite charte des tiroirs poussiéreuses des différents ministres des affaires étrangères dont Soumeylou Boubèye MAIGA, un grand acteur du Mouvement démocratique. Ce dernier n’a pas daigné faire ratifier la dite loi. Tiéman Hubert s’est retrouvé dans le Gouvernement de Dioncounda, parce qu’il avait accepté de renoncer à sa candidature dès le premier tour au profit du Professeur Dioncounda. C’est la même chose qu’il a fait d’ailleurs avec IBK aussi. C’est pourquoi, il est à son troisième poste dans les différents gouvernements successifs après une traversée du désert de 9 mois, dû au fait qu’en sa qualité de Ministre de la défense lors de l’attaque du poste avancé de Nampala, il a dit à IBK et au peuple malien que le renfort était déjà sur place, la main droite sur le cœur alors que c’était faut . A la grande surprise d’IBK et du peuple malien, le renfort n’est arrivé que le lendemain dans l’après-midi. Ce mensonge d’Etat lui a valu d’être chassé du Gouvernement en plein midi. Furieux son mentor ne lui a même pas donné le temps de démissionner. Il est débarqué manu militari

Donc, il est sorti par la petite fenêtre donc même pas une bonne défenestration, alors qu’à ce poste, des mauvaises langues auraient dits que les fonds de sécurité estimés à 20 millions F CFA étaient directement mis dans le coffre de sa voiture officielle, à destination de son bunker . Lorsqu’il était au ministère de la défense, ces fonds n’ont jamais servi à la sécurisation prônée par IBK. Nous nous sommes rendu compte de cela avec l’arrivée de l’actuel Premier Ministre ‘’Monsieur Propre’’ au poste de ministre de la défense. Lorsque les premiers 20 millions F CFA des dits fonds lui ont été présentés comme des fonds de souveraineté,il a demandé de lui faire voire le texte instituant des fonds de souveraineté pour le Ministre de la défense.Effectivement, lorsque le texte en question a été exhibé, il s’est trouvé que ce sont des fonds destinés aux urgences sécuritaires, car cela permet d’éviter le long circuit du trésor public. C’est ainsi que ‘’Monsieur propre’’ a refusé les dits fonds.Par rapport au calendrier électoral il a dit qu’il n’y aura pas de schéma ATT de 2012 lors de la tenue du cadre de concertation avec les Partis politiques. C’était le mardi 30 mai 2017. Mieux, il a ajouté qu’il n’y a aucune difficulté insurmontable. Si cela a été avéré lorsqu’il a été chassé du Gouvernement en août 2016 et qu’il est revenu par la grande porte en avril 2017, tel semble ne pas être le cas pour les élections de 2017 s’étendront de juillet à novembre. Nous nous posons la question de savoir sur quelle portion du territoire se tiendra ces élections. Les zones occupées par les terroristes et les rebelles de la CMA seront-elles libérées avant le 9 juillet 2017, et par quelles forces ?

Nous conseillons au Ministre en charge de l’organisation des élections de retenir un temps soit peu sa langue et ses engagements verbaux afin d’éviter d’être humilié pour une seconde fois par la faute de sa langue. Parlez avec réserve, et soyez réaliste, car IBK même est conscient qu’il n’est pas arrivé à surmonter les difficultés sécuritaires du Mali pour tenir sur l’ensemble du territoire les élections communales de novembre 2016. Depuis cette date la situation s’est empirée, malgré le fait que le régime veut nous faire croire que la sécurité est revenue. A l’ouverture de la 38ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité de la CEDEAO, le samedi 3 juin à Monrovia, Marcel de SOUZA s’est exprimé sur la situation au Mali. Pour le président de la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, il faut créer la paix avant de l’entretenir. Des propos qu’il a tenus à l’occasion de la 38ème session ordinaire du Conseil de médiation et de sécurité sur les défis sécuritaires de la CEDEAO. ‘’Si rien n’est fait au Mali, la situation sécuritaire va exploser et déstabiliser toute la région ouest-africaine’’ a-t-il dit. Nous nous demandons si Marcel de SOUZA parle du même type de sécurité qu’IBK. En tout cas celle dont nous parlons n’existe ni au nord, ni au centre. Dans ce cas le schéma d’IBK de 2017 risque de prendre une forme plus catastrophique que celui d’ATT de 2012.

Badou S. KOBA

Source : aBamako

aBamako

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