18ème session du conseil de suivi de l’accord: Plusieurs points positifs

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Après la clôture des travaux de la 18ème session du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA), son président Ahmed Boutache et le représentant adjoint politique de la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Davidse Kœn, ont co-animé mardi dernier une conférence de presse au Grand Hôtel.

Après avoir salué la mise en place des autorités intérimaires et des collèges transitoires dans les cinq régions concernées, l’installation du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) à Gao, les préparatifs pour l’installation du MOC de Kidal, la tenue de la Conférence d’entente nationale, l’adoption par l’Assemblée nationale de la loi sur la révision constitutionnelle, le président du CSA pense que des étapes importantes ont été franchies dans la mise en œuvre de l’Accord qui permettent de réaliser des avancées significatives.

«Aujourd’hui, ce qui reste à faire, c’est d’assurer l’effectivité du fonctionnement des autorités intérimaires d’une part, et d’autre part, de veiller à ce que l’ensemble des mécanismes sécuritaires des MOC soient mis en place le plus rapidement possible, notamment à Kidal et à Tombouctou», a souligné Ahmed Boutache.

Pour ce qui concerne Kidal, il a noté que les préparatifs sont en place, la MINUSMA ayant signé un accord avec la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) pour libérer le camp n° 1 de la ville qui sera ensuite réhabilité par la mission onusienne. Ahmed Boutache a également salué la récente fixation du calendrier des élections par le gouvernement qui coïncide avec le deuxième anniversaire de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Il a dit qu’il était impératif que les services de base puissent de nouveau être assurés à Kidal.

De même, a ajouté Ahmed Boutache, il est également naturel que le gouvernement reprenne sa place dans cette région, avec la présence effective des autorités administratives et des forces armées maliennes. « C’est l’objectif fondamental de l’Accord. Il faut qu’il y ait le MOC pour assurer la sécurité des biens et des personnes », a estimé le diplomate algérien.

Source : aBamako

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