Mali : la grogne monte contre le projet de révision constitutionnelle

83

L'opposition et une partie de la société civile sont vent debout contre le projet de révision constitutionnelle, qui sera soumis à référendum le 9 juillet prochain.

Depuis son adoption par les députés à l’Assemblée nationale, le 3 juin dernier, la fronde monte contre le projet de révision constitutionnelle au Mali. Dans les rangs de l’opposition, dans les rues de Bamako, ou encore sur les réseaux sociaux, beaucoup protestent contre cette modification de la Constitution, qui sera soumise à référendum le 9 juillet prochain.

Jeudi 8 juin, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées contre ce projet à la Bourse du travail, à l’initiative du mouvement de la société civile « Trop c’est trop ». Au même moment, des représentants de partis politiques et de différentes associations s’étaient réunis à la Pyramide du souvenir, pour structurer la mobilisation en faveur du « non » au référendum.

L’opposition dénonce « un renforcement » des pouvoirs du Président

Ce projet de révision de la Constitution de 1992 introduit plusieurs changements institutionnels. Le principal est la création d’un Sénat, dont un tiers des membres serait nommé par le président de la République et les deux autres tiers élus. La nouvelle loi fondamentale introduit aussi des mesures comme la nomination du président de la Cour constitutionnelle par le chef de l’État, ou l’interdiction pour les députés de changer de parti en cours de mandat.

« Ce texte ne fait que renforcer les pouvoirs du président de la République », dénonce Soumaïla Cissé, le chef de file de l’opposition. Les opposants à Ibrahim Boubacar Keïta − qui devrait briguer un second mandat de cinq ans lors de la prochaine présidentielle, en 2018 – dénoncent aussi les modalités d’organisation de ce référendum.

D’après eux, celui-ci est organisé trop vite, en pleine saison des pluies, et ne pourra se tenir sur toute l’étendue du territoire national en raison de l’insécurité quotidienne qui prévaut dans de nombreuses régions du centre et du nord du Mali. « Notre Constitution actuelle stipule qu’un référendum ne peut être organisé s’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire, or cela est aujourd’hui le cas dans plusieurs zones du pays », estime Soumaïla Cissé.

Lire la suite sur : http://www.jeuneafrique.com/446362/politique/mali-grogne-monte-contre-pr...


Source : Africatime

Africatime

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here