Mali: dans le centre, des centaines d’écoles ferment à cause de l’insécurité

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Un récent rapport de Save The Children plaçait le Mali dans le top cinq des pays où les enfants sont les plus menacés. Dans le centre du pays, plusieurs centaines d'écoles ont dû fermer ces derniers mois. La faute à des prêcheurs radicaux qui menacent de s'en prendre aux personnels et aux enfants et à l'insécurité en général.

Le scénario est à chaque fois le même, des précheurs radicaux viennent se présenter dans les écoles, exigent de pouvoir venir délivrer leurs messages plusieurs fois par semaines sous peine de revenir et de détruire les lieux. A chaque fois, les élèves et les professeurs prennent la fuite pour rejoindre Mopti, la capitale administrative de la région.

Régulièrement, les prêcheurs radicaux reviennent pour mettre à sac et incendier les établissements. Les faits divers de ce type se multiplient ces dernières semaines, mais la tendance n'est pas nouvelle. A la même époque l'année dernière, 111 écoles étaient fermées dans la région de Mopti.

Aujourd'hui, 248 structures sont abandonnées ou détruites, c'est plus du double en un an. L'Unicef estime que près de 80 000 enfants, rien que dans la région centre sont désormais hors du système scolaire. Difficile de prendre des mesures concrètes pour protéger les populations, l'Etat malien est quasi absent de cette partie du pays et la mission onusienne peine à s'y déployer.

La peur ronge les Maliens

Qu’ils vivent à Niono, une commune du centre du Mali, régulièrement attaqué par des rebelles et des groupes jihadistes, ou qu’ils habitent à Kalaban Coro, dans la périphérie de Bamako, c’est le même sentiment d’insécurité qui ronge les Maliens. Voilà la conclusion étonnante d’une étude publiée le 7 mai 2017 par l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. De Niono à Kalaban Coro, le professeur en anthropologie culturelle de l’université d’Uppsala, Sten Hagberg et ses collègues maliens ont identifé les causes de ce climat de peur. Il répond aux questions de Morgane Bona.


Source : Africatime

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