Lutte contre le terrorisme au Sahel : 33 milliards sollicités par le G5 Sahel

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Le conseil des ministres des pays du G5 Sahel (Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) s’est proposé de demander à l’Union Européenne de soutenir financièrement le déploiement et le fonctionnement de la Force Conjointe du G5 Sahel. Ce soutien qui pourrait porter sur un montant total de 50 millions d’euros pourrait aussi concerner des domaines spécifiques d’assistance. La réunion s’inscrivait dans le cadre de la validation des domaines d’assistance.

Au cours de la réunion, tenue, la semaine dernière dans notre capitale, les chefs d’état-major des armées du Burkina Faso, du Niger, de la Mauritanie et du Mali ont également validé des documents sur le fonds fiduciaire d’urgence de l’Union Européenne pour l’Afrique.

Rappelons que depuis novembre 2015, les chefs d’Etat des pays du G5 Sahel ont décidé de mutualiser leurs efforts dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans le cadre d’une Force Conjointe. Puis, ils se sont rencontrés successivement à Bamako (le 26 mai 2016), à Nouakchott (le 3 novembre 2016), à Bamako (du 6 février au 8 mars 2017), à Niamey (le 27 avril 2017) et à Bamako (le 17 mai 2017).

A cet effet, la réunion est faite avec l’assistance des Experts de l’Union Européenne pour examiner les contours de cette assistance de l’UE, son adéquation avec leurs besoins réels dans le cadre de l’opérationnalisation de la Force Conjointe du G5 Sahel.

S.K. KONE

G5 Sahel : Une aubaine pour lutter contre les terroristes au sahel

Les ministres en charge des Affaires étrangères des pays du G5 Sahel ont tenu, le 05 juin passé, leurs rencontres habituelles. Chaque année, les assises du Conseil des Ministres du G5 Sahel leur offrent l’opportunité de réitérer les engagements des Etats membres et leur attachement aux valeurs et principes fondateurs du G5 Sahel.

Disons que le G5 Sahel a pour objet de garantir les conditions de développement et de sécurité dans l’espace des pays membres ; d’offrir un cadre stratégique d’intervention permettant d’améliorer les conditions de vie des populations ; d’allier le développement et la sécurité, soutenus par la démocratie et la bonne gouvernance dans un cadre de coopération régionale et internationale mutuellement bénéfique ; et de promouvoir un développement régional inclusif et durable. Ainsi, le G5 Sahel contribue à la mise en œuvre simultanée des actions de sécurité et de développement dans les Etats membres, grâce notamment à la consolidation de la paix, la sécurité, et la stabilité dans l’espace du G5 Sahel ; au développement des infrastructures de transport, d’hydraulique, d’énergie et de télécommunications ; à la création de conditions d’une meilleure gouvernance dans les pays membres ; au renforcement des capacités de résilience des populations en garantissant durablement la sécurité alimentaire, le développement humain et le pastoralisme.

Selon le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, aujourd’hui, les avancées sont palpables. « Je salue ici les efforts du Secrétariat permanent du G5 Sahel, et des partenaires stratégiques et techniques bilatéraux et multilatéraux qui contribuent pleinement à l’atteinte de ces objectifs », a-t-il dit. Avant de souligner que toutefois, des défis majeurs persistent face aux enjeux sécuritaires en Afrique et dans le monde notamment dans la région du Sahel qui n’est pas épargnée. Pour lui, la paix et la sécurité se sentent plus que jamais menacées car « Les trafics illicites, la criminalité transnationale organisée, l’immigration clandestine, l’extrémisme violent, le changement climatique, et l’insécurité alimentaire ont pour conséquence de ralentir considérablement notre développement économique et social », a-t-il regretté.

S.K. KONE

Source : aBamako

aBamako

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