Projet de révision constitutionnelle : ’AN TE SON, A BANA !

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Une semaine seulement après l’adoption du projet par l’Assemblée nationale, les contestations s’amplifient. Un cap vient d’être franchi ce dimanche par la mise sur pied d’une plateforme dénommée’ ’AN TE SON, A BANA ou « Touches pas à ma constitution!’’. Elle regroupe des partis politiques de l’opposition, des mouvements de jeunes, des professionnels du droit, des artistes, les organisations de la société civile…

De la conception à la distribution, le texte laisse apparaître un amateurisme inacceptable. Plus de cent amendements ont été apportés par les députés, un texte non daté dans le numéro spécial du quotidien national dans lequel figure le projet de révision, etc. Autant de précipitations qui poussent le docteur Brehima Fomba à attribuer à cette nouvelle constitution un déficit de concertation et une insuffisance juridique. D’autres hommes de droit lient la révision aux exigences de l’accord de paix et à la pression de la communauté internationale.

Au chapitre des pouvoirs exorbitants du président de la République, les professionnels du droit comme les profanes chacun y voit une dérive monarchique. «Sans même cette constitution, nous sommes déjà dans une monarchie de fait », ironise Me Garba Tapo.

Des propositions relatives au retrait du projet et à une grande mobilisation en faveur du non le 9 juillet prochain divisent encore. Néanmoins une coordination réunissant toutes les composantes de la société et qui aura pour tâche : employer tous les moyens légaux pour faire front au « bricolage de la volonté du peuple malien du 25 février 1992 ».

Des activités sont prévues à tous les niveaux et tous les moyens seront mis à profit pour une fructueuse unité d’action. Une grande marche est programmée pour le 17 juin 2017 sur toute l’étendue du territoire. Les partisans du projet de révision se mobilisent également avec de gros moyens pour la victoire du oui au référendum. Selon eux, cette constitution est une avancée pour notre pays. Les prochaines semaines nous diront si, comme les présidents Konaré et Touré, IBK fera marche arrière ou si, ce que les anti révisionnistes qualifient de « coup de force », triomphera.

Mabel

Source : aBamako

aBamako

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