Redevabilité sociale des collectivités : Une expérience test dans trois communes

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Dans le souci de favoriser une gouvernance responsable et réceptive au niveau local, l’Institut national pour la démocratie (NDI), en collaboration avec la Contribution nationale pour la démocratie (NED), a organisé, hier au Grand hôtel de Bamako, un atelier national d’évaluation du programme de redevabilité sociale en matière de prestation de services publics.
Ayant pour thème : «Promouvoir une meilleure gouvernance au niveau local dans les communes de N’Tossoni, Sio et de Koniakary», la rencontre était présidée par le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la Fiscalité locale, Seni Touré. C’était en présence du directeur résident du NDI au Mali, Dr Badié Hima.

Cet atelier visait à présenter l’approche de la redevabilité sociale selon la méthode de la communauté de la carte score (Community Score Card) mise en œuvre dans les trois communes concernées par le programme. Il s’agissait aussi non seulement d’analyser les résultats atteints dans lesdites communes mais aussi de formuler des recommandations à l’endroit des structures régionales et nationales.

Dans son intervention, le directeur résident du NDI a souligné que l’assainissement, l’éducation et la santé constituent des domaines cruciaux pour le développement à la base et des droits humains fondamentaux.

Ceux-ci, a-t-il ajouté, relèvent des mandats des collectivités locales. Dr Badié Hima a aussi révélé que l’approche de ce programme a reposé sur le renforcement des organisations de la société civile et des communes bénéficiaires.

Il a également noté que les communes de Sio, N’Tossoni et de Koniakary ont participé à des sessions de formation sur les rôles et responsabilités des conseillers communaux sur le forum communautaire ainsi que sur la budgétisation participative. Ces communes, a-t-il poursuivi, ont bénéficié des sessions de formation sur les procédures de financement de l’Agence nationale d’investissement des collectivités territoriales (ANICT) et sur les procédures d’élaboration du Programme de développement économique, social et culturel (PDSEC). « Les résultats obtenus de ces sessions de formation montrent la pertinence du présent programme et la nécessité de le généraliser à l’échelle des autres régions du Mali », a déclaré Dr Badié Hima. Il a saisi l’occasion pour remercier le ministère de la Décentralisation et de la Fiscalité locale et l’ensemble du personnel de NDI du district de Bamako et de Washington.

Auparavant, le secrétaire général du ministère de la Décentralisation et de la Fiscalité locale avait souligné que la redevabilité constituait un devoir qui interpelle tous les détenteurs de pouvoirs publics à quel que niveau que cela soit envers les usagers.
Elle constitue, de son point de vue, non seulement une exigence démocratique mais aussi le gage d’une gouvernance locale. « La création de notre ministère procède de la volonté politique du gouvernement de renforcer la gouvernance locale en matière de l’offre de service aux populations », a déclaré Seni Touré, se disant convaincu qu’aucune entité, si petite soit-elle, ne peut garantir la pérennité de ses services en comptant sur des ressources venant d’ailleurs. Cela vaut encore plus pour l’Etat que pour les collectivités territoriales.

Il a également souligné que l’accroissement du financement de la décentralisation figurait parmi les axes prioritaires d’intervention de son département. Il a, enfin, exhorté les trois communes concernées par le programme à saisir l’occasion pour promouvoir la gestion des affaires publiques locales et partager les différentes expériences acquises.
Mariam. F. DIABATE

Source : aBamako

aBamako

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