Absence du train-voyageurs : Des localités se meurent le long des rails

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Affecté par l’absence de train-voyageurs, un collectif appelé “Sauvons les rails“ se mobilise pour la cause. Conscient de ’l’importance du train-voyageurs dans la survie des populations et de l’économie de la 1ère région, “Savons les rails” n’entend plus croiser les bras et indique aux pouvoirs publics à suivre.

Le Collectif “Sauvons les rails” était face à la presse ce vendredi pour inviter les plus hautes autorités à trouver une solution permettant la reprise du train-voyageurs qui a impact positif dans la vie des localités situées le long des rails et participe pleinement à l’essor économique de la 1ère région. La rencontre a enregistré la présence de plusieurs membres et ressortissants de Kayes.

Selon le conférencier, le Collectif “Sauvons les rails” est un regroupement de plusieurs associations légales. Et d’informer qu’il a déjà effectué une petite tournée dans certaines localités riveraines des rails ; à savoir : Kayes, Mahina, Oualia, Toukoto… Partout où la délégation est passée, elle a été accueillie les bras ouverts par les populations locales qui n’attendaient que cela.

A l’en croire, toutes les rencontres ont tourné autour d’un objectif principal : le retour du train-voyageurs. “Le train-voyageurs, a-t-il poursuivi, a permis aux familles de soutenir des enfants tout au long de leurs cursus scolaires”. “Combien de cadres maliens sont passés par là ?”, s’est-t-il interrogé.

L’absence du train-voyageurs dans ces localités jadis vivantes a fait d’elles aujourd’hui des cimetières. A défaut de cette option, les populations locales, dont le collectif “Sauvons les rails”, tous unis, ont décidé d’interdire tout passage du train-marchandises à compter du 30 avril 2017.

La compagnie ferroviaire privilégie toujours les “trains-marchandises” aux “trains voyageurs”, au motif que les trains transportant des marchandises sont plus rentables que ceux transportant des passagers.

Le collectif “Sauvons les rails” se prévaut de l’adhésion de centaines de personnes, principalement composées de populations riveraines du réseau ferroviaire. Selon ses responsables, ces localités n’ont pas bénéficié de routes qui les relient aux grandes villes et le train reste le seul moyen de transport pour ses habitants et constitue également une source de revenu pour eux.

Bakary M. Coulibaly

Source : aBamako

aBamako