Nord : 400 soldats maliens mis hors de combat

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En mai 2014, suite à la visite à Kidal du Premier ministre Moussa Mara, l’armée malienne fut battue par les groupes armés de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA). Résultat: le contingent de quelque 150 soldats préalablement qui avait déployé, à titre symbolique à Kidal en 2012, a été chassé de la ville et s’est refugiée dans la base de la MINUSMA à Tessalit.

En 2017, bis repetita, mais cette fois à Ménaka. Suite à de violents accrochages avec les bandits armés (séparato-terroristes), les quelque 300 soldats maliens qui campaient dans la localité se sont refugiés dans le camp de la MINUSMA.

Ainsi donc, depuis une longue période, l’armée malienne est amputée de centaines de soldats repliés dans les camps de la MINUSMA. « Même pour aller faire des achats alimentaires au marché, ils doivent être accompagnés par les casques bleus de la MINUSMA, de peur qu’ils ne soient attaqués par les groupes rebelles qui contrôlent la zone », nous confie une source. Pourquoi maintenir ces troupes hors des combats au lieu de les réaffecter ailleurs ? La question n’a pas encore été résolue par l’état-major.

Pis, le gouverneur de Ménaka est gardé, non par l’armée malienne, mais plutôt par des éléments du Mouvement pour le Salut de l’Azawad (MSA). Ce mouvement comporte deux branches rivales, toutes deux issues d’une scission de la CMA.

Dire que malgré tout, la Cour constitutionnelle parle de souveraineté malienne en ces lieux…


Source : Africatime

Africatime