Projet Grande muraille verte : Vers la signature du protocole d’accord pour son lancement au Mali

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La mise en œuvre de ce projet dans bon nombre de nos pays démontre que ce n’est pas une utopie, mais une réponse concrète pour lutter contre la désertification

L’Initiative de la Grande muraille verte est une réponse concrète dans la lutte contre les changements climatiques et conforme à l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le projet qui a été lancé, en 2007, par les chefs d’Etats, lors du 8ème Sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba en Ethiopie se traduit par la volonté politique des Chefs d’Etat et de Gouvernement, de prendre en compte les intérêts de leurs populations respectives par la lutte contre le changement climatique, le développement local et la résilience de nos populations les plus vulnérables.

Alors aujourd’hui, le projet est lancé dans certains pays comme l’Ethiopie, le Tchad, le Soudan et le Nigéria. Notre pays n’a pas encore formalisé les conventions relatives au lancement du projet. Mais il n’est pas non plus à la traine. C’est dans ce cadre qu’une mission composée du point focal du projet Grande muraille verte, M. Idriss Aly et du vice-consul du Mali au Soudan, M. Djibrilla Maiga a séjourné cette semaine au Mali et eu des entretiens avec les autorités. Il s’agissait pour eux de s’enquérir de l’état d’avancement du dossier « Grande muraille verte » piloté par le ministère en charge de l’Environnement. A la fin de sa mission, la délégation a organisé une conférence de presse le mardi 13 juin à la Maison de la presse pour expliquer la raison de leur présence au Mali. Les conférenciers ont notamment expliqué les impacts du projet sur la population.

Selon le point focal Afrique du projet, la mise en œuvre du Projet de la Grande muraille verte dans bon nombre de nos pays démontre que ce n’est pas une utopie, mais une réponse concrète pour lutter contre la désertification. A l’en croire, c’est un projet qui aura des impacts certains sur les populations. Ces impacts sont d’ordre économique, social, environnemental. Le projet coûtera des milliards de dollars sur une période de 25 ans et comprendra 3 milliards d’arbres au bénéfice de l’humanité tout court.

Rappelons que l’initiative Grande muraille verte est un projet d’envergure continentale. Elle constitue l’une des réponses de l’Afrique aux défis auxquels elle est confrontée et également une proposition concrète d’actions dans le cadre de l’alliance mondiale contre les changements climatiques. Elle est sous-tendue par des mécanismes de coopération régionale et sous-régionale dans le cadre d’une approche globale concertée. La particularité de la Grande muraille verte est d’unir tous les pays concernés dans un même combat contre la désertification et le changement climatique et selon une nouvelle approche de développement intégré des zones arides et semi-arides, souvent totalement déshéritées. Dans l’approche conceptuelle novatrice, « tout en créant et consolidant une ligne de défense par des activités de reboisement et d’aménagement », la Grande muraille verte met en synergie des actions de lutte contre la désertification, de restauration des terres et de la biodiversité, de développement de systèmes agricoles et pastoraux, de lutte contre la pauvreté par la réalisation d’activités génératrices de revenus favorables au repeuplement des zones sahélosahariennes du Circum-Sahara.

Daniel KOURIBA

Source : aBamako

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