Signature de l’accord de partenariat UE/ACP : La CAD Mali rouvre le débat et pose des conditions

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La Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali) et le FOSC (forum de la société civile) étaient en atelier national de réflexion du 23 au 24 mai derniers au musée national de Bamako. Thème : « positionnement des organisations de la société civile malienne sur le post-Cotonou/partenariat UE/ACP ».

Pendant deux jours de travaux une cinquantaine de participants des faitières de la société civile ont analysé le nouveau paradigme de la coopération internationale en lien avec les priorités nationales pour le développement national, continental et international. Les deux structures ont présenté les recommandations tirées de leurs travaux et ont donné leur appréciation des résultats de l’Accord de Cotonou dont les résultats sont, à leurs dires, mitigés dans son application.

Aussi pour mieux préparer le futur cadre de collaboration entre les États africains et l’UE, la CAD et le FOSC, ont tiré la sonnette d’alarme après étude et analyse des priorités dégagées par l’UE comme devant être les axes du futur partenariat. Après deux jours de réflexions et d’échanges, la CAD et le FOSC ont défini les axes de coopération entre l’Europe et l’Afrique. Il s’agit de la prévention des conflits, la gestion des crises et la consolidation de la paix en favorisant l’intervention rapide des forces africaines, l’accélération de la mise en œuvre de l’accord d’Alger et celle du G5 Sahel, le renforcement des systèmes de gouvernance, la gestion de migration et de la mobilité. L’atelier recommande également d’attirer les investissements responsables et durables dans nos États en promouvant la coopération Sud-Sud et en incitant la diaspora à investir dans le continent avec des opportunités de créations d’emplois. Les OSC maliennes recommandent par ailleurs de transformer l’agriculture et le secteur agroalimentaire de l’Afrique en initiant un système de crédit agricole attractif pour promouvoir l’agriculture familiale. Elles suggèrent aussi d’accroître les subventions octroyées au secteur et l’agriculture familiale et de favoriser un développement responsable et durable des chaînes de valeurs.

BAM

Viva News

Source : aBamako

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